samedi 28 août 2010

Fluffy ou quand la peur devient violence

Au début de la semaine, une amie nous a écrit qu'il y avait un porc-épic dans un arbre derrière chez elle, sur le terrain des voisins. Elle nous demandait si on savait à quelle distance un porc-épic pouvait lancer ses pics pour s'assurer que leur chien n'en recevrait pas en aboyant au pied de l'arbre.

On avait déjà vu un porc-épic à la télé lancer ses pics à environ un mètre de distance. Mais, en vérifiant sur Internet (wikipédia et Faune et Flore du pays) on a appris que:


[...] s’il est en train de se nourrir à l’extérieur, il reste perché sur un arbre, [...]

[...] c’est la nuit qu’il s’affaire, et ce, par n’importe quel temps.[...]

[...] (il) se nourrit principalement de l’écorce interne des arbres, il mange aussi diverses autres plantes. [...]

[...] Cet animal, célèbre par son armure de piquants qui tient la plupart de ses ennemis à distance, mène une existence solitaire pendant la majeure partie de l’année. Il préfère toujours vivre dans les arbres et sa myopie et la lenteur de sa démarche font qu'il n’est pas très difficile à approcher. [...]
Notre amie a alors décidé de laisser son chien sortir jusqu'à ce qu'il s'habitue à la présence de ce nouveau venu dans son environnement, ce qui s'est fait rapidement. Elle et sa famille l'ont surnommé Fluffy.

Malheureusement les voisins, qui ont aussi un chien, ne voyaient pas d'un bon œil cet être inoffensif qui avait élu domicile dans leur jardin. Ne sachant trop comment réagir, ils ont décidé de téléphoner au service de la Faune où on leur a répondu qu'ils (?) ne pouvaient rien faire.

Il est intéressant d'apprendre que le porc-épic n'a aucun comportement agressif mais se défend, tant bien que mal, en tournant le dos aux agresseurs et en fouettant sa queue.
[...] S’il se sent en danger au sol, le porc-épic gagnera l’abri le plus proche, sous un rocher ou une souche, ou bien dans un arbre; il abandonnera même sa marche lente pour un galop maladroit. Si on l’empêche de battre ainsi en retraite, il se pelotonnera en rentrant la tête, qu’il a vulnérable, entre les épaules. Perché, le porc-épic considère le danger d’un air indifférent; toutefois, si l’ennemi commence à grimper sur l’arbre, le porc-épic descend à reculons en fouettant l’air de sa queue.[...]
Possiblement désemparés par cette aventure en terrain inconnu, après quelques jours, les voisins ont abattu le porc-épic. Nos amis ont reçu la nouvelle parce que, en même temps, leur clôture a été brisée par cet acte. Ils n'arrivent pas à comprendre; leurs voisins sont des personnes très aimables. Ils ont été surpris et ne comprennent pas cette action. Quand elle m'a écrit pour m'annoncer la mort violente de Fluffy, elle ne savait plus quoi dire, ils étaient sous le choc.

Elle a pensé qu'il valait peut-être mieux que nous n'en parlions pas à notre fils qui avait fait la recherche sur le porc-épic en début de semaine car il est tellement sensible aux animaux que cela le rendrait très triste. Elle finissait son message avec ces mots:
« Nous l'avions surnommé Fluffy. Maintenant Fluffy est parti. »
Et bien, elle avait raison, nous sommes très tristes. Mais, en fait, nous sommes plus tristes pour ces gens, plus tristes encore de savoir que plusieurs humains ont tellement peur de l'inconnu, si peur des animaux qu'ils n'ont pas domestiqués ou esclavagés, qu'ils ne prennent même pas le temps d'apprendre à les connaître. Ça oui, c'est triste, ! :-(


Pourtant,
[...]Le porc-épic se nourrit lentement et posément; il compte davantage sur son nez que sur ses yeux pour faire son choix de plantes. Cette habitude a parfois mené les gens à croire que les porcs-épics sont stupides. Cependant, ces animaux sont réputés avoir une bonne mémoire et être intelligents et capables d’apprendre rapidement.[...]
Nous pensons que la violence vient de la peur. Les voisins avaient peur de Fluffy alors ils l'auront tué pour s'en débarrasser et ainsi se débarrasser de leur peur. Mais ce qu'ils n'ont pas réalisé, c'est que leur peur sera toujours présente. Ça ne leur a rien apporté, ils auront peur encore à chaque fois qu'un inconnu (car un porc-épic est un animal peu connu) passera dans leur vie.


Notre fils a dit que c'est comme si quelqu'un trouvait un lit pour dormir et que quelqu'un le tuait parce qu'il a peur de lui. Puis, il a continué avec un parallèle avec l'histoire de "Boucle d'Or et les trois ours". Boucle d'or était fatiguée et cherchait un lit pour dormir mais là, la différence serait que les trois Ours ayant peur d'elle l'aurait tuée en la trouvant dans leur lit... Il a bien raison.

Aujourd'hui, pour honorer la mémoire du passage dans notre vie de ce porc-épic, nous lui dédions cette page de notre journal. Ce faisant, nous souhaitons que nous, humains, soyons capables de vivre avec tous les êtres vivants qui sont sur Terre, de dépasser cette peur de l'inconnu, de chercher à connaître plutôt que de rester figés dans la peur... car l'inconnu fait peur et la peur mène trop souvent à la violence.

Salut Fluffy !

vendredi 13 août 2010

Se nourrir sans faire souffrir... extrait

«ET MAINTENANT,

Nous vivons une ère de folie. Ceux qui font attention à ce qu'ils mangent et voient à se nourrir sainement sont traités de marginaux et ceux dont les habitudes alimentaires engendrent maladies et souffrances sont considérés normaux.



Nous vivons pourtant une époque de grandes découvertes. Chaque jour, nous avons l'occasion de constater les multiples conséquences de nos choix alimentaires et pouvons prendre conscience des mesures qui s'imposent.



Plus je m'informe des résultats des recherches actuelles, plus je me rends compte à quel point notre santé dépend de nous et de nous seuls. Nous avons beaucoup plus de possibilités qu'auparavant pour rester en bonne santé et dès lors faire en sorte de nous assurer une vie plus saine.
 


Je crois que chacun de nous, en son for intérieur, souhaite léguer une part de lui-même à la postérité et que nous souhaitons participer activement à l'avènement d'un monde meilleur, plus sain. Plus nous nous gardons en santé, plus notre contribution à cet égard gagne en prolongements.



Nous savons tous que les maux de la Terre qui méritent notre compassion ne se comptent plus. D'ailleurs, chacun de nous partage à sa manière l'angoisse que suscitent les dangers qui la menacent aujourd'hui et nous savons tous qu'il ne s'agit pas seulement de notre propre existence mais de la survie de toute la planète.



J'ai constaté que nos habitudes alimentaires y concourent plus que je l'imaginais. Les contrecoups qu'elles supposent s'étendent bien au-delà des problèmes de santé. Je me suis aperçu que leurs enjeux et leurs répercussions sont tels que nos petites préoccupations de santé sont banales à côté.



Dans les deux prochaines chapitres, nous verrons comment nos choix alimentaires affectent notre santé et celles de nos enfants, combien ils altèrent notre capital génétique et à quel point ils remettent même en question la propagation de toute vie sur Terre. Nous verrons aussi comment les récents développements de la science clament d'une seule voix que, plus que jamais auparavant, l'humanité doit résolument modifier ses habitudes alimentaires. L'urgence est flagrante. »