jeudi 31 mars 2011

Ils croient en....


Je lis « Le Guide Galactique - tome III », du regretté Douglas Adams (encore plus regretté quand on le lit Le Guide Galactique, je vous assure) et voici un extrait que je ne peux garder pour moi.

Je suis au chapitre 14, page 136, où le peuple de la planète Kriquète est accusé d'avoir tué deux grillions d'êtres vivants, sur des tas de planètes dans leur univers, et on écoute le Président du Conseil des Juges des Crimes de Guerre de Kriquète:

« Bon, écoutez-moi, un peu. Admettons, bon, enfin que ces gars, là, ils ont bien le droit d'avoir leur vue personnelle sur l'Univers. Et selon cette vue, que l'Univers lui-même leur a imposée, d'accord, ils ont bien fait. Ça peut paraître dingue mais je pense que vous partagerez mon avis. Ces gars croient en... »

Il consulta un bout de papier qu'il avait retiré de la poche-revolver de son jean judiciaire.

« Ils croient en "la paix, la justice, la moralité, la culture, le sport, la vie de famille, et l'annihilation de toutes les autres formes de vie". »
Il haussa les épaules.
« J'ai déjà entendu bien pire. »
__________________________________

... j'ai comme l'impression de connaître ce peuple, moi... 

E

mardi 29 mars 2011

DÉPÊCHE-TOI AVANT QUE T'AIMES PUS ÇA !!!

DÉPÊCHE-TOI AVANT QUE T'AIMES PUS ÇA!!!
Ce que personne ne dit mais que tout le monde pense.

J'ai des amis. Bien des amis. Ils ont des cheveux différents, des voix différentes, des couleurs d'yeux différentes. Certains sont gauchers, d'autres droitiers. Certains extravertis, d'autres introvertis.
Mais ils ont tous la même chose dans la tête.

Notes avant de continuer :
1. Si vous vous sentez visé par ce texte, ça veut dire que vous êtes concerné.
2. Si vous souffrez d'épilepsie ou de n'importe quelle autre maladie, syndrome ou malaise, ce ne sera JAMAIS un prétexte suffisant pour éviter de lire ce qui suit.
3. Cela dit, cœurs fragiles attention...

Je ne sais combien de fois j'ai eu l'impression qu'on ne vivait que pour faire de l'argent.
C'est vrai quoi, même les personnes les plus ''ouvertes'' que j'ai rencontrées finissent toujours par me prouver qu'elles sont pareils aux autres sur ce point-là.

Une des meilleures manières pour prouver ça est d'être le genre de parent qui surveille attentivement chaque moindre geste et parole de son enfant jusqu'à ce qu'il semble manifester un intérêt quelconque pour quelque chose. Alors, plutôt que de se réjouir que son enfant s'intéresse ENFIN à quelque chose malgré tout le blasement qu'on lui fait subir depuis qu'il est né, ledit parent se dit ''Ça y est, c'est la bonne!''
Il saute alors sur son enfant tel un prédateur sur sa proie et le maintient au sol jusqu'à ce que l'enfant, qui a déjà une certaine sorte d'instinct de survie d'ailleurs, se rende en disant : ''Oui oui, d'accord, je vais aller étudier là-dedans!''

...

FAITES-VOUS ENCORE PARTIE DE CES ABRUTIS QUI CROIENT QU'ON A LE DROIT D'AIMER QU'UNE SEULE CHOSE DANS LA VIE???
Ou est-ce que – Oh, ciel! – ai-je la chance de m'adresser à des personnes assez avancées pour accepter qu'on ait le droit d'aimer autre chose aussi durant la fin de semaine?

Ce monde ne changera pas tant qu'on obéira à ses concepts pré-établis. Et j'ai des nouvelles pour ceux qui pensent encore que certains de ces concepts sont bons : ce monde tout entier est pourri.
Ce sont tous ces moindre concepts et idées qui le composent qui ont mené à des centaines d'années pendant lesquelles les gens n'ont rien su faire d'autre que d'assister à des guerres sanglantes et des exécutions publiques au nom de Dieu, et c'est aussi tous ces même concepts et idées que vous chérissez tant qui ont mené à des phénomènes comme Hitler et Mao. Vous vous croyez malins en vous flattant orgueilleusement la bedaine parce que les gens vous regardent avec admiration, mais vous ne valez pas mieux que ces européens qui ont aidé les Nazis à se débarrasser des juifs sous prétexte que c'était ''leur devoir de citoyen''!

Oui, l'orgueil, cette chose qui fait encore et toujours de vous ce que vous êtes, c'est à dire des gens qui ''incitent fortement'' leurs enfants à sauter sur l'opportunité de faire un métier dès qu'ils ont un intérêt pour quelque chose. On aime tous aller pisser quand on en a envie, est-ce que ça veut dire qu'il faut que j'en fasse une carrière??

J'aurais été :
- Diplomate
- Politicien
- Enseignant
- Écrivain
- Journaliste
- Ingénieur
- Astronome
- Physicien
puis finalement
- Programmeur
- Cinéaste
ou Agriculteur

Pourrait-on NOUS CHRISSER LA PAIX S.V.P.!?! Tout ce que je veux c'est une vie tranquille et gratuite après tout!
Et oui – OUI! – j'ai du dédain pour au moins les trois premiers de ces métiers.

En conclusion je dirais bien que ''je ne fais que dire tout haut ce que tous les jeunes pensent'', mais malheureusement à l'heure actuelle je suis probablement le seul jeune qu'il reste à la surface de cette planète.
Si j'ai tort, joignez-vous à moi.

Je redoute à publier un texte aussi empli de colère, mais je crois qu'il n'y a pas d'autre moyen de venir en aide à tous ces jeunes qui se rapprochent jour après jour du moment où ils seront forcés à devenir des étudiants, comme plusieurs que j'ai connus par le passé.

- O

dimanche 27 mars 2011

Tire d'érable, sucre et astro-photo !

Samedi dernier, nous avons passé une sucrée de belle soirée (végane, bien sûr), en famille et entre amis.

Au menu:

  • soleil et ciel bleu aux Chutes Montmorency
  • achats à la fruiterie
  • emprunt de sirop d'érable
  • jeux de Wii (Mario Kart, SSBB...)
  • croustilles de maïs et salsa douce (douce ? ayoye!)
  • cuisine à 4
  • salade de chou kale massé (et détendu :-) )
  • crudités et tartinades
  • pain français
  • Tire d'érable maison, surveillée de près
  • salade de fruits volée (chez grand-maman ;-) 

ET...

sur neige trouvée dans la cour... par les boys !

Sucre mou, dur, et cassonade en moins de 2 minutes, par O !

Astronomie dans un ciel sans nuage



Et la dernière de la soirée, lune argentée.

Toutes les photos ont été prises par J avec le Nikon Coolpix 5400 familial, sans adapteur.

samedi 26 mars 2011

Décès de Jean Liedloff, auteure de Le concept du continuum

Dure fin de soirée, je suis triste.

Au moment où j'ai enfin la possibilité de fouiller à fond les écrits et les livres sur la véritable nature de l'humain, de l'enfant. D'aller à fond dans ce qu'est un vrai maternage, l'attachment parenting. En ce début d'un printemps différent, où je replonge sur le site web des Louves, deux des femmes qui m'ont le plus inspirée dans ma vie, pour y lire les textes et traductions absolument essentiels quand on est parent. Alors que je redécouvre aussi les écrits de Wendy Priestnitz, mère unschooler parmi les pionnières au Canada et auteure elle aussi,  et que je visite son blog environ une fois par semaine, j'y apprends ce soir (vendredi 25 mars) que l'auteure qui a reçu le titre de « trésor vivant », celle sur le site web de laquelle je suis venue lire et faire des recherches depuis une dizaine de jours, celle qui a écrit ces mots puissants de  l'extrait que j'ai imprimé la semaine dernière, lu avant-hier et prêté à mon cher et tendre hier afin qu'il le lise aussi en attendant le 26 du mois (quand on vit à crédit pour guérir, il faut aussi surveiller la date du relevé de carte de crédit) pour pouvoir commander son livre Le concept du continuum, j'apprends donc que la seule et unique Jean Liedloff est décédée il y a 10 jours, le 15 mars 2011.
*****
Sur la page d'accueil du site internet de madame Liedloff, on peut lire (traduction libre):


En mémoire de Jean Liedloff
Le 15 Mars 2011, le monde a perdu une grande visionnaire - celle dont le travail continue à inspirer les nouvelles générations de parents, les soignants et tous ceux qui cherchent à comprendre la vraie nature de l'être humain.

À la mémoire de notre chère amie Jean Liedloff, nous invitons ceux d'entre vous qui l'ont connue, ou qui ont bénéficié de son travail, à partager vos pensées et vos histoires ici. Nous vous invitons également à lire ce que d'autres amis, collègues, et les adeptes du travail de Jean ont partagé ici. Il suffit d'utiliser les liens ci-dessous pour commencer. . . .

Je suis triste ce soir... cette grande dame que je rêvais de rencontrer, d'inviter à donner une conférence au Québec... merde, et re-merde ! Raison de plus de lire son livre... aurai-je la force et le courage de partager et de répandre son message ? Je crois, oui. Je le veux tellement.
Tout autour de nous, tout est difficile, tout est différent... les catastrophes environnementales dont le Japon vit la plus récente, les guerres, les génocides, les gouvernements renversés (même ici, au Canada, aujourd'hui même), les difficultés personnelles et familiales de tant de gens autour de nous depuis quelques années, les déprimes, dépressions, les maladies de toute sorte et les décès après de longues souffrances. Deux amies ont perdu leur mère en janvier. Un voisin, père de trois jeunes enfants, est décédé d'un cancer la semaine dernière. Les funérailles auront lieu demain. Je ne pourrai pas y assister. Avant, j'allais toujours aux funérailles, maintenant je ne peux plus. Je pleure et je suis désespérée de ne pouvoir apporter aucun soutien aux gens qui souffrent. J'ai souvent l'impression que je pleure pour les autres dans ce temps-là. Comme si les larmes qui sont retenus pas d'autres, sortent par mes yeux. Comme si leur tristesse, leur désespoir, devait absolument être exprimé et passait par moi, quand je suis là. C'est très dur à vivre. Je suis capable pourtant, mais pas toujours, pas en ce moment. Je dois refaire mes forces et mon énergie avant. Alors, je ne serai pas là demain. Mais, depuis l'annonce de sa maladie, et même avant, depuis que je connais cette famille en fait, je suis de tout coeur avec eux. Ils doivent bien le sentir...
Ce que je vois dans tout ça, dans tous les problèmes des gens, de chacun, c'est que la vie et le monde se sont heurtés et dissociés. Complètement disloqués. Totalement. Un vrai clash, comme on dit en anglais. La séparation est amorcée depuis longtemps, trop longtemps. Reste à voir si on peut les réunir, les unir autrement, pour qu'ils soient plus forts que jamais. 
La vie est si belle !
Mais le monde, lui, est malade et il doit guérir pour s'unir à la vie.
Quel est le rapport avec Jean Liedloff, me direz-vous ? 


Tout. Son livre, ses observations, sa vie

Le fait que c'est dans la première relation humaine que nous vivons, celle avec notre mère donc, que nous bâtissons notre être tout entier, et notre vie présente et future. Tout le noyau est là. Offrir aux mères le soutien essentiel pour bâtir cette relation d'amour inconditionnel, leur offrir le temps et l'espace nécessaire afin qu'elles puissent vivre réellement et entièrement leur maternité, un véritable maternage, là est le rapport. Sans la réussite de cette relation unique et nécessaire à tout petit humain, sans le soutien de l'entourage, de la société pour la mère et le père, il est impossible de changer le monde pour le mieux. C'est le noyau, c'est la base.
À suivre... je suis triste... et crevée, il est minuit et quart, on est déjà demain, je vais au lit !
Edith

jeudi 24 mars 2011

Super Mario Canaxy !!!


Ce qu'un étranger pourrait penser du Canada ?

Ou quand un jeune canadien, fan de Super Mario Galaxy, jette un regard lucide sur son pays... dont le gouvernement sera renversé aujourd'hui ?

Retrouvez toutes les bandes dessinées de notre Deviart Artist ici, ou en français ici.

O

mardi 15 mars 2011

Balade hivernale au pain de sucre - Chutes Montmorency

Hier, on avait envie d'une sortie en plein-air ailleurs que dans notre boisé habituel ou dans la forêt à côté alors on est allé du côté du fleuve et des Chutes Montmorency où on n'était jamais allés en hiver. Wow !
Le "pain de sucre", c'est cet amas de neige glacé qui se forme au pied des chutes, en hiver.
Avec le zoom au max, on arrive à mieux le voir. Il est plutôt bas, donc passablement fondu déjà !
Nos deux braves s'y aventurent malgré les affiches "Fermé" et "Danger" !
Faut dire qu'il fait "frette" en titi encore même si on est en mars.
Les voilà, ils y sont ! Il doit y avoir un bruit assourdissant venant des chutes juste devant eux.
D'autres aventuriers, venus du fleuve, en  motoneige. Ils ont l'air de s'amuser comme des fous.
Tout en haut des chutes, maintenant, un arrêt devant la glace sur la falaise.
À flanc de roc, des thuyas s'agrippent. Magnifique !
Le décor est époustouflant, même en hiver... ou peut-être plus encore en hiver !?
L'arc-en-ciel, vu de la passerelle au dessus des chutes. Splendide !
À 83 mètres de haut (30 mètres plus haut que les Chutes Niagara), je me penche pour prendre cette image, juste avant que la batterie ne meurt... fini les photos ! 

On a lu, à l'entrée de la passerelle que le premier pont suspendu a été inauguré en 1856. 5 jours plus tard, le pilier ouest s'effondrait et le pont tombait emportant avec lui un couple de cultivateur et le jeune garçon qui les accompagnait. Pour en savoir plus sur l'histoire de l'endroit, c'est ici.



Quel superbe après-midi en famille !

JOSE

Le Guide Galactique - chanson thème




Juste pour le plaisir de l'écouter et de regarder ces superbes dauphins, encore et encore !


Le film est vraiment extraordinaire ! On l'a regardé à nouveau il y a quelques jours et on a bien ri, comme d'habitude. Douglas Adams était un écrivain hors du commun !

samedi 12 mars 2011

Le jour où j'ai tout compris

Le jour où j'ai tout compris

Le 1er jour j'ai compris que les animaux n'étaient pas plus nos esclaves que les noirs et les femmes ne le sont.

Le 2ème jour j'ai compris que les enfants n'avaient pas leur place dans une prison où on fait semblant de leur apprendre quelque chose, quelque chose de soi-disant utile.

Le 3ème jour j'ai compris que l'existence dans un tel monde était déjà assez dure sans avoir à donner des contributions forcées au gouvernement en plus de respecter des lois sans même que ceux qui les font respecter ne les comprennent.

Le 4ème jour j'ai compris que le mot « mal » en français signifiait beaucoup de choses qui vont de pair : les choses mauvaises, qui mènent à la douleur, qui mène à la la souffrance, qui mène à la cruauté.

Le 5ème jour j'ai compris que l'argent avait été inventé dans le but qu'il y AIT des inégalités. En effet, si l'on compare un monde avec argent et un monde sans argent, on comprend tout de suite...

Le 6ème jour j'ai compris que les gens continuaient de s'acharner à exister et à pulluler malgré tout seulement parce qu'ils ont peur de la mort, et qu'ainsi la mort est un sujet tabou.

Le 7ème jour j'étais fatigué, très fatigué...

O

vendredi 11 mars 2011

On parle de unschooling au Québec ! ENFIN !

ENFIN, on parle de UNSCHOOLING au Québec. Et sur un site assez fréquenté, si j'en crois ce qu'on y dit.

The Legend Of Zelda - Ocarina Of Time
Bon, je dis enfin mais je sais bien que c'est pas la première fois qu'on en parle ! Bien des gens ont écrit sur le sujet. En anglais surtout, direz-vous !  
Évidemment, puisque les anglophones sont très majoritaires en Amérique du Nord. Faudrait apprendre l'anglais que je disais à une amie ce matin*! Mais, je sais bien à quel point ça peut être difficile quand on est une mère déjà occupée à temps plein par notre engagement de parent, en plus d'avoir le cerveau bien trop rempli par tous ces trucs à régler et à gérer dans une société telle que la nôtre. Je le sais parce que je le vis et parce que, depuis quelques années, j'essaie d'apprendre l'anglais EN PLUS (et bien d'autres choses) moi aussi!  Et je me débrouille pas mal maintenant mais c'est rien à côté de la vitesse grand V à laquelle nos fils l'ont appris eux, juste en vivant et en jouant (au Nintendo surtout). Le unschooling, c'est ça, entre autres.

On en a parlé en français aussi. Plusieurs fois. Léandre Bergeron, entre autres, le sait bien puisqu'il a essayé et pas qu'une fois. Qui a écouté ? Je veux dire qui, surtout, a entendu ? Car, comme le dit le dicton: « Y'a pas plus sourd que celui qui entend ! » (variante du dicton original que j'ai entendue d'une vieille dame il y a quelques années et que j'ai trouvé plus amusante et bien vraie) 
En tout cas, nous étions quelques-uns en 2001 (ou était-ce en 2002 ?), lors d'une rencontre chez Donald qui l'avait invité pour venir bavarder un moment avec des gens de Québec, autour d'un repas partage. Léandre, généreux, nous avait offert une copie de son plus récent manuscrit dans lequel il partageait ses pensées et des bouts de sa vie avec ses libres filles d'Abitibi-Hill. Quelle belle soirée dont je me souviens encore ! Le printemps suivant, il revenait nous voir avec, cette fois, des caisses pleines de son nouveau livre qu'il allait présenter au Salon du Livre de Québec. Le lendemain, devant le stand des Éditions VLB, Jérôme (qui avait alors 4 ou 5 ans), fatigué de marcher, s'allongeait sur le sol pour se reposer un moment. Léandre a alors traversé du côté public pour demander aux visiteurs de faire attention et de laisser le tapis rouge à notre petit garçon qui en avait besoin. Il déclarait : « voilà l'enfance, voilà la vraie vie ! »

Il n'y a pas eu que lui, bien entendu. Plusieurs autres ont aussi parlé de unschooling autour d'eux mais c'est difficile, car ça fait peur. Déjà de le vivre dans un monde si conformiste et apeuré... Je l'ai bien vu lorsque j'animais des déjeuners-mamans pour le GEM-Québec à une certaine époque. Dès que le sujet se pointait, qu'une étincelle allait s'allumer, il y avait quelqu'une (ou plus) pour l'éteindre à grand seau de cette peur bien ancrée en nous par la croyance populaire que les petits humains naissent incorrects et qu'il est de notre devoir de parents de les corriger. Je le sais, on me l'a fait croire à moi aussi. Quelle tristesse !

Et la tristesse encore, ça passerait, un jour, on sécherait nos larmes. Mais la violence qu'on fait à nos enfants en les forçant à obéir, à apprendre pour nous plaire, pour ne pas nous déranger aussi, toujours pour plus tard, pour faire comme tout le monde, pour endurer, pour s'endurcir, pour un diplôme, pour une job, pour du fric... ouash ! Propagande de survie.

J'ai fini par laisser tomber l'animation de ces rencontres et nous avons continué d'expérimenter de plus en plus le unschooling qui, naturellement, faisait partie de nous depuis toujours. Et on a réalisé que le unschooling, c'est comme la liberté. Facile à dire, je sais. Mais ce que je veux dire en fait c'est que le vieil adage « Notre liberté finit où commence celle de l'autre », c'est de la m.... ! Et c'est faux ! Notre liberté (on le sait pour l'avoir vécu à plein et depuis longtemps) ne finit pas où commence celle de l'autre, elle grandit dès que l'autre décide d'honorer la sienne, de l'accepter, de la vivre à plein, lui aussi ! C'est ça la réalité. Essayez pour voir.

Bon, je me calme et je vous parle un peu de cette vidéo que vous pouvez voir en cliquant sur le lien dans l'introduction de ce billet. Il s'agit du 12è webépisode de la déséducation dans lequel on peut voir (et entendre !) Marike Reid-Gaudet, Marilyn Rowe et Thierry Pardo (dont j'avais bien hâte de voir le visage). C'est bon de les entendre tous les trois. Et ce qui est aussi sinon plus génial, c'est que madame Reid-Gaudet a communiqué avec John Taylor Gatto, hier. Oui, madame ! Elle est à organiser une conférence qui sera donnée par ce grand monsieur du unschooling en mai prochain à Montréal. Trop cool, youpi !!!

ENFIN, on va parler de unschooling, du vrai (j'espère). Enfin, on va ouvrir une porte aux parents, une porte où ils pourront entrer et voir qu'il y a autre chose, une autre façon de penser, une façon de vivre. Et les parents, à leur tour, pourront ouvrir cette porte à leurs enfants, ouvrir une porte sur la sortie de secours pour échapper à l'école, cette prison qu'est la « scolarisation obligatoire ».

En tout cas, en attendant d'être à nouveau inspirés par les mots de monsieur Gatto, en attendant de trouver d'autres parents, d'autres familles, avec qui s'offrir mutuellement le soutien social essentiel, nous allons continuer d'y mettre nos énergies et nos efforts ici, sur ce blog, et ailleurs. Car nous l'avons assez vue et entendue autour de nous, partout où nous passons, cette recherche d'un mieux-être chez les familles. Bien des gens que nous rencontrons ont tellement mais tellement de questions sur le sujet (comme nous au début), car ils ont tellement, mais tellement envie de se sortir eux aussi de leur prison scolarisante, sclérosante, sociétarisante (comme nous avant) mais ils ne savent tellement, mais tellement pas comment (c'est ce qu'on pensait au début). En fait, je me rappelle et je crois que ce n'est pas qu'ils ne savent pas comment. C'est plutôt, pour la majorité, qu'ils n'ont tellement mais tellement pas de soutien pour explorer la vraie vie, c'est ça une grosse partie du problème. Alors, continuons. Parlons-en. Et agissons !

Edith

*Et pour celles et ceux qui auraient envie d'apprendre l'anglais tout en apprenant à connaître John T. Gatto, ils peuvent écouter cette interview. Plusieurs fois, au besoin. On sait jamais, ça pourrait marcher. ;-) Après, on peut vérifier ses connaissances en lisant l'article Against school que j'avais beaucoup apprécié lors de sa publication dans Harper's Magazine, même si à l'époque, lire un tel texte en anglais, ça me donnait un de ces mal de tête, ouille !

mardi 8 mars 2011

Alimentation crue et vivante avec Chantale Roy


On n'a pas l'habitude de faire de la pub ici mais comme ça a l'air délicieusement bon et que j'ai bien envie de revoir Chantale que j'ai rencontré lorsqu'elle habitait Québec, je partage cette annonce.

E