dimanche 30 octobre 2011

Célébration, jour 1

le nouveau t-shirt

le dîner, la veille

les ingrédients,

le dessin au soleil


les germis pour la salade,


la déco,

et voilà le travail !

samedi 29 octobre 2011

Des adultes, pas des enfants

Des adultes, pas des enfants, par Sandra Dodd
Traduction: Les Éditions JOSE
titre original en anglais: Adults, not children


Ne vous inquiétez pas pour eux. Supprimez «socialisation» de votre vocabulaireOffrez à vos enfants tant d'amour et de confiance en soi que la pression des pairs ne voudra rien dire pour eux. Ils seront résistants à la pression.

Votre objectif est de tendre vers un adulte heureux, équilibré, confiant, non pas "un élève qui a réussi sa troisième". Vous élevez des adultes, pas des enfants. Vous les gardez au chaud et en vie et heureux jusqu'à ce qu'ils deviennent adultes, car ils le seront, avec ou sans vous dans le portrait. Nous avons le pouvoir de leur nuire au point d'avoir des cicatrices à vie, ou tout simplement de leur donner de l'espace, la paix et la sécurité pour bien s'épanouir. Nous ne pouvons pas réussir à en faire ce qu'ils ne sont pas.
Sandra Dodd

jeudi 27 octobre 2011

Nintendo jusqu'aux citrouilles...

Quand on dit que Nintendo est une passion, voyez par vous-mêmes ! (Presque?) tout ce que font nos fils est gravé sur filigrane Nintendo (Zelda, Super Mario, Kirby, Donkey Kong). Y' peuvent pas s'arrêter... ! :-)

l'attirail

Waddle-dee

Waddle-dee et Meta Knight

Kirby en cours...

avec King Dedede

Fearsome foursome !

mardi 25 octobre 2011

Un mode de vie conscient

A Mindful Lifestyle
Traduction: J'OSE la vie !

« Bien que le unschooling soit souvent décrit comme un style de homeschooling (école à la maison), il est, en fait, beaucoup plus que juste une autre méthode d'enseignement d'école maison. Le unschooling est à la fois une philosophie d'apprentissage naturel et le style de vie qui résulte d'une vie menée selon les principes de cette philosophie.

photo : journaljose.blogspot.com
exploration - J'OSE la vie ! - 2011
Le principe le plus fondamental du unschooling est que les enfants sont nés avec une forte envie, une impulsion, intrinsèque d'explorer - un instant ou toute une vie - ce qui les intrigue, car ils cherchent à joindre le monde des adultes d'une façon qui leur apporte une satisfaction personnelle. En raison de cette envie, un enfant qui vit le unschooling est libre de choisir le quoi, le quand, le où et le comment de son propre apprentissage : des flaques de boue aux jeux vidéo et de Sponge Bob à Shakespeare ! Et un parent qui vit le unschooling voit son rôle non pas comme celui d'un enseignant, mais comme celui d'un facilitateur et d'un compagnon dans l'exploration du monde par l'enfant.
photo : journaljose.blogspot.com
semences - J'OSE la vie ! - 2011
Le unschooling est un style de vie conscient qui englobe, à sa source, un climat de confiance, de liberté, de joie et un profond respect pour qui est l'enfant. Cela ne peut être vécu sur une base de temps partiel. Le unschooling semble parfois tellement intuitif que les gens sentent qu'ils ont fait ça tout le temps, ne réalisant pas que ça a un nom. Le unschooling semble parfois si contraire à la logique que les gens ont peine à le comprendre, et cela peut leur prendre des années à accepter pleinement sa valeur. » 
~Joyce Fetteroll

Ceci était la description du unschooling lors de la discussion en ligne, pendant de nombreuses années, sur la liste Unschooling Discussion. Joyce Fetteroll l'a écrite. Lien : SandraDodd.com/lists/description

photo : journaljose.blogspot.com
recherche - J'OSE la vie ! - 2011

dimanche 23 octobre 2011

Garfield, la nature, lire, apprendre...

Dans le dernier-né de la série Garfield, le numéro 52, voici les strips préférés de J !




Jim Davis, le père de Garfield

Voici sa biographie telle que publiée sur le site de l'éditeur français Dargaud.
Avec nos extraits préférés en bleu !

Jim Davis est un auteur américain, principalement connu pour être le créateur de la série et du personnage Garfield, un chat peu commun, à la fois sarcastique, paresseux et glouton. Le succès de Garfield, dessiné pour la première fois en 1978, ne démord toujours pas et il est encore publié partout dans le monde, fort de ses millions de lecteurs quotidiens.

Une des premières questions que les fans 
posent au créateur de Garfield, c'est "Est-ce 
que vous avez grandi entouré de chats ?". La réponse est oui... de vingt-cinq, pour être tout à fait précis. Mais à la différence de Garfield, dont le plat préféré est les lasagnes, Davis prétend que ses chats ont survécu avec un régime plus adapté à leur race. Bien qu'il plaisante facilement à propos de Garfield, il y a quinze ans, Davis était loin d'imaginer le succès phénoménal que sa création rencontrerait. Aujourd'hui, Garfield paraît dans environ 2300 journaux, avec des millions de lecteurs chaque jour. 


Né le 28 juillet 1945 à Marion, Indiana, Jim Davis grandit dans une petite ferme avec son père, Jim Sénior, son frère Dave, et leurs 25 chats, qui comptaient beaucoup sur l'hospitalité de sa mère Betty. Forcé par des crises d'asthme à rester à 
l'intérieur, le jeune Davis passe ses heures à dessiner. Muni d'un crayon, de papier et de 
son imagination, il crée des images et découvre rapidement que celles-ci sont
 plus amusantes une fois accompagnées d'un texte. 

Davis rencontre son épouse Carolyn, à l'Université de Ball State. Il est si préoccupé par ses dessins et par les blagues qu'il invente, qu'il termine ses études avec "les pires résultats jamais enregistrés à 
l'Université de Ball State". Malgré ceci, l'American Association of State Colleges and Universities (l'Association Américaine de Collèges et d'Universités des Etats) lui décerne en 1985 le 'Distinguished Alumnus 
Award" pour son obstination à la poursuite et à la promotion des études supérieures.

Ses études terminées, Davis travaille pendant deux ans dans une agence publicitaire locale. En 1969, il devient l'assistant du créateur des Tumbleweeds, Jim Ryan. Puis il crée une BD à propos d'un personnage éminemment cynique, dénommé Gnorm The Gnat. Le strip est publié dans un journal local, mais lorsque Davis essaye de le vendre à un syndicat national, on lui rétorque que "les insectes n'ont rien de drôle". Au bout de cinq années de Gnorm the Gnat, Davis dessine un pied géant qui tombe du ciel, écrasant Gnorm dans son
dernier strip. 

Davis constate alors qu'il existe de nombreux strips sur les chiens, mais pas vraiment sur les chats, alors que bon nombres de personnes en possèdent. C’est ainsi qu’il crée la série Garfield (au héros éponyme) en 1978, accepté par la maison d’édition United Feature Syndicate.
Sa première publication a lieu le 19 juin 1978 simultanément dans plus d’une quarantaine de journaux. En 1995, la série Garfield change de maison d’édition pour signer avec Universal Press Syndicate.

Que dit Davis de la personnalité de Garfield ? "Garfield est un strip conçu uniquement pour distraire, basé sur la forte personnalité d'un
chat qui est gros, paresseux et cynique. Garfield évite tout commentaire social ou politique". 



En 1981, Davis fonde la société Paws. Inc., un studio destiné à produire et maintenir la qualité artistique de son œuvre, ainsi que de ses produits dérivés. Ainsi, Garfield paraît aujourd'hui sur plus de 6000 produits vendus dans 69 pays
. Des 25 albums Garfield publiés par Ballantine
Books, 24 ont été nommés dans la liste des best-sellers du New York Times ; 11 titres se sont trouvés en tête de la liste, et 7 titres y paraissaient simultanément en 1983.
 


En 1981 et 1985, la National Cartoonists Society décerne à Garfield le prix du meilleur strip humoristique. En 1985, la même société décerne à Davis l'Elzie Segar Award pour sa
contribution exceptionnelle à la profession. Il gagne trois Emmy Ewards dans la catégorie 
"Outstanding Animated Program" (meilleur
film d'animation hors catégorie) pour ses scénarii Garfield on the town (1983), 
Garfield in the rough (1984) et Garfield's
Halloween Adventure (1985). 



Le succès ne connaît pas de limites pour Jim Davis. Lors de l'automne 1988, sort la série Garfield and Friends, transmise par CBS tous les samedis matin qui rencontre un succès critique et public. La première transmission de la série prend la première place de l'audimat pour une nouvelle émission le samedi matin, et devient l'émission de CBS la plus regardée le matin.

Si Davis ne se trouve pas devant sa planche à dessin, il aime jouer au golf, aller à la pêche 
et jouer aux échecs, mais son passe-temps 
favori est de jouer avec son fils Alex. Que pense-t-il de sa profession ? "Sympa, tant que ça marche".

En France, Davis est publié chez Dargaud depuis 1984.

mardi 18 octobre 2011

... Et je ne suis jamais allé à l'école - André Stern

Aujourd'hui - et peut-être pour plusieurs jours, le temps de bien assimiler - nous vous proposons une rencontre comme on en fait rarement dans une vie, en tout cas dans ce genre de culture qu'est la nôtre. 

André Stern, un homme ordinaire, comme chacun d'entre nous, mais qui a eu la chance -  et pourquoi ne l'avons-nous pas tous eue ? - de ne pas être forcé de faire autre chose que de vivre sa vie. Voici un peu son histoire, un bref portrait mais qui donne le ton, inspiration pour les uns, encouragement à continuer pour les autres.

En tout cas, c'est l'effet que ça nous a fait, à nous dimanche soir, en écoutant sa voix paisible raconter des petits bouts de vie, en regardant son beau visage, son doux regard transperçant d'authenticité faisait sentir jusque dans notre cuisine la force tranquille, la sérénité, qui émane de cet "homme ordinaire" ! 

Chaque fois qu'il parle, qu'il répond à une question, nous entendons en écho les voix de nos fils, les mêmes réponses qu'ils ont données si souvent à tous ces parents qui cherchent. Combien de fois a-t-on dit de notre fils qu'il était une exception, un être doué, différent des autres enfants ? Combien de fois avons-nous dû insister pour rectifier cette méprise, se hasardant parfois jusqu'à faire observer combien ces comparaisons sont dévalorisantes pour tous ? André Stern le dit aussi, publiquement: il n'est ni exceptionnel ni surdoué.

Voilà donc pour vous, pour nous, pour nos enfants : le livre, l'auteur, la conférence, le luthier... et la musica ! 



Ce livre, qui raconte l'histoire d’une enfance heureuse, comble une lacune : jusqu'ici, personne ne savait ce qu'il advient d'un enfant qui, profondément enraciné dans notre société et sa modernité, grandit loin de toute scolarisation, sans stress, sans compétition, sans programme préétabli ni référence à une quelconque moyenne.

Combler cette lacune permet de tordre le cou à certaines idées reçues. Grandir loin de l’école ne conduit pas fatalement à devenir un sauvage analphabète, asocial et incompétent ; les moyens d'accéder au savoir et à la réussite sont nombreux et inattendus ; et le cas d'André Stern n’est pas l'apanage d'une famille aisée.



La conférence




Le luthier




Quelques notes de musica ! et un bref portrait que nous n'allons pas traduire cette fois... parce que nous n'y comprenons rien. Mais c'est très beau à entendre, à deviner... et à voir !




Quant à cette "chance" qu'André Stern a eue, et bien à défaut d'avoir eu la même, on peut au moins l'offrir à nos enfants, et se réjouir de la joie, de la liberté, de la vie, dont ils profiteront. Comme l'écrit Sandra Dodd dans son Big Book of Unschooling : 
"Offrez à vos enfants ce que vous aimeriez avoir eu étant enfant et vous pourrez guérir votre enfant intérieur dans le processus."
Oserons-nous espérer maintenant que non seulement les parents le liront et l'entendront mais aussi les enseignants, les directeurs d'école, les ministres de l'éducation ? 
Que oui ! 
Et les politiques et juges Français, tant qu'à y être ? 
De toute urgence, oui ! 
Car, comme vous pourrez le constater ici, et ici, l'injustice règne en France en ce moment.

J'OSE la vie !

P.S. English readers ? Extracts of the conference are also available on youtube with English subtitles, here.

lundi 17 octobre 2011

Back to the Future: l'Hoverboard devient réalité !

Ça, c'est vraiment trop cool ! Je me souviens...


Ce Noël-là, en 2003 ou 2004, sous le sapin on a découvert la trilogie sur DVDs "Back to the Future". Et nos enfants se sont mis à jouer, spontanément et quotidiennement plusieurs dialogues, interprétant les personnages du film. Surtout les célèbres Marty et Doc, évidemment. Ils connaissaient de nombreux dialogues des trois films par coeur et s'amusaient à les jouer et les rejouer sans cesse à la maison et partout où nous allions ! Nos fils ont a-do-ré cette trilogie.


Je me rappelle encore cette soirée de fin d'été où je me baladais main dans la main avec Jérôme, qui avait alors presque sept ans: il me disait qu'il voulait faire un jeu de mémoire avec des images du film Retour vers le Futur. Pendant presque deux ans, nous avons plongé à nouveau dans les voyages dans le temps. Je dis à nouveau car le grand frère avait déjà de nombreux voyages dans le temps à son actif. :-) Alors qu'il avait environ sept ans lui aussi, on avait construit à partir d'une boîte de frigo récupérée chez un voisin une machine à voyager dans le temps et visité plusieurs époques fascinantes. Je me souviens, entre autres, d'avoir assisté au Big Bang, découvert une forme de vie toute nouvelle, les algues bleues, sans oublier cette fois où nous avons dû nous échappés en courant de menaçants tyrannosaures !


C'était reparti ! Que de plaisir nous avons eu à voyager au début de l'univers, de la Terre, de la vie, de la vie des ancêtres de notre peuple, de nos familles aussi. À un moment, on avait pris rendez-vous avec le coordonnateur de la maison des Jeunes de notre quartier pour faire la visite de la maison, car c'est la maison des arrières-grand-parents de nos fils (oui, oui, c'est vrai). Puis, on a parlé avec les grand-parents, de leur enfance à la ferme et de leur vie quotidienne d'alors. On a fouillé la bibliothèque et emprunté des tas de livres, vu des films, des documentaires sur les animaux préhistoriques, les dinosaures, etc. Et fait des tas de dessins, bricolé, fabriqué des trucs en argile, fait de la peinture rupestre et bien d'autres trucs amusants.


Je me rappelle aussi ce moment où, âgé de 13 ans, Olivier a lu l'autobiographie de Michael J. Fox, trouvé par hasard à la bibliothèque: La chance de ma vie. Il me racontait chaque jour ce qu'avait vécu Fox, ses débuts comme acteur, le vedettariat, le tournage de BTTF, et il commentait; il trouvait très triste l'alcoolisme, la dépendance, l'accident, la maladie de Parkinson. Quand il a terminé sa lecture, j'ai aussi lu le livre comme je le faisais souvent; ainsi je pouvais mieux partager la vie de mon fils, ses intérêts, discuter avec lui, comprendre de quoi il parlait lorsqu'il faisait un commentaire ou se questionnait sur quelque chose. Récemment, j'ai appris que cette façon de faire est suggérée, voire grandement encouragée, chez les parents qui veulent vivre le radical unschooling. Moi, je le faisais par instinct, par désir, le désir de Vivre Avec mon enfant.


Si je raconte tout ça aujourd'hui, c'est qu'en voyant la vidéo ci-haut je me suis rappelée qu'après avoir vu "Retour vers le Futur", Olivier avait imaginé, conçu et dessiné des plans pour faire l'hoverboard. Il avait émis des hypothèses comme celle d'un rail magnétique et d'un aimant puissant collé sous la planche et qui permettrait de repousser ce rail. Il a fait quelques essais-maisons, plutôt fructueux, avec de petits objets. Restait à trouver la bourse et le labo qui aurait permis à notre jeune ingénieur maison de continuer et d'expérimenter ses recherches mais, comme vous vous en doutez, le budget d'une famille unschooler est parfois plutôt "serré"... Aujourd'hui, d'autres ont réussi l'exploit, alors que notre fils ne se préoccupe plus de cette invention depuis des lustres. Le soir où je lui ai montré la vidéo, il a trouvé que c'était de la recherche plutôt inutile, qui utiliserait une quantité énorme de gaz (azote liquide), qui obligerait à mettre des rails partout, et que tout ça n'en valait pas la peine finalement. Heureusement qu'on ne s'est pas endettés pour ça, hein ! Fiouf ! ;-)


Edith

dimanche 16 octobre 2011

Vie en cours

Traduction de Life-in-progress : J'OSE la vie !

« L'école à la maison de façon structurée qui consiste à acheter un programme et l'enseigner à la table de cuisine selon un horaire n'est pas le groupe de contrôle dont le système scolaire a besoin. Ceux qui pratiquent «l'école à la maison» servent à renforcer les revendications de l'école qui disent qu'ils pourraient faire mieux s'ils avaient plus d'enseignants et de meilleurs équipements. Quand une famille structurée a des scores élevés lors de tests, les écoles disent : "Vous voyez? Nous pourrions aussi le faire si nous avions un enseignant par trois ou quatre élèves." ...

à la Ferme
Scientifiquement parlant, mes enfants ne sont pas un groupe de contrôle. Ils ne sont pas isolés et maintenus loin des méthodes et des messages purement scolaires. Mais ce qui est incontestable est qu'il y a maintenant des milliers d'enfants qui apprennent sans enseignement formel. Ils apprennent du monde autour d'eux, en étant avec des adultes intéressants et intéressés qui font un vrai travail et jouent pour vrai. Au lieu d'être mis à part avec d'autres enfants pour se préparer à la vie, ils se joignent à la vie en cours dès la naissance, et ne quittent jamais "le monde réel" ». ~Sandra Dodd
ou à la maison

vendredi 14 octobre 2011

Impuissant devant l'injustice ? Envie que ça change ? Occupons Québec demain


Ce midi, nous ouvrons courriels, blogs, facebook: tout est relié, comme presque chaque jour de notre vie. Aujourd'hui, il s'agit de la colère. De la colère que chacun de nous vit, qui naît de l'injustice comme le dit Wendy Priestnitz ici.

Naomi Klein en parle ici, voici un extrait:


Je vous aime.
Et je ne dis pas cela pour que des centaines d’entre vous me répondent en criant « je vous aime ». Même si c’est évidemment un des avantages de ce système de « microphone humain ». Dites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous redisent, encore plus fort.
Hier, un des orateurs du rassemblement syndical a déclaré : « Nous nous sommes trouvés. » Ce sentiment saisit bien la beauté de ce qui se crée ici. Un espace largement ouvert – et une idée si grande qu’elle ne peut être contenue dans aucun endroit – pour tous ceux qui veulent un monde meilleur. Nous en sommes tellement reconnaissants.
S’il y a une chose que je sais, c’est que les 1 % [les plus riches] aiment les crises. Quand les gens sont paniqués et désespérés, que personne ne semble savoir ce qu’il faut faire, c’est le moment idéal pour eux pour faire passer leur liste de vœux, avec leurs politiques pro-entreprises : privatiser l’éducation et la Sécurité sociale, mettre en pièces les services publics, se débarrasser des dernières mesures contraignantes pour les entreprises. Au cœur de la crise, c’est ce qui se passe partout dans le monde.
Et une seule chose peut bloquer cette stratégie. Une grande chose heureusement : les 99 %. Ces 99 % qui descendent dans les rues, de Madison à Madrid, en disant : « Non, nous ne paierons pas pour votre crise. »


et Michael Moore, après son très juste documentaire "Le capitalisme, une histoire d'amour", supporte lui aussi ce mouvement.



Demain, samedi le 15 octobre, se veut jour historique. Un site web recense les villes et pays où les humains se rassembleront pour faire changer les choses.

Pour ceux et celles qui veulent faire quelque chose, qui veulent au moins essayer, se joindre à un mouvement plus grand, international, lisez ci-dessous, l'invitation qui est faite sur http://occuponsmontreal.org/.




Une manifestation s'organise aussi à Québec: on peut en prendre connaissance sur la page facebook de Occupons Québec. Dès demain, et chaque samedi par la suite, il y aura une occupation de la Place d'Youville.



Vous pouvez lire ici la traduction française de la Déclaration de l'occupation de Wall Street, dont voici un extrait:
Exercez votre droit de s’assembler paisiblement, d’occuper l’espace public, de créer un processus pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face, et de générer des solutions accessibles à tous.


Ça nous semble particulièrement à propos et intelligent comme idée. Se rassembler pour émettre des pistes de solutions, oui, pourquoi pas ?

Ici, un extrait audio d'une entrevue à la radio de Radio-Canada, à propos du mouvement Occupons Québec.

Nous ne savons pas du tout ce que nous pouvons espérer de ce mouvement, de cette journée que l'on veut historique, de la suite aussi car l'occupation commence le 15 octobre mais dans le but de se poursuivre car, pour travailler ensemble, il faut être ensemble, ou comme le dit Naomi Klein: "pour que des racines poussent, il faut rester longtemps". Évident. Nous ne savons pas si nous y serons chaque samedi mais nous allons commencer par faire un pas. Nous sommes parfois en colère, et il est vrai que cette colère est générée par l'injustice.... non, pas tout à fait... en réalité, cette colère est générée par ce sentiment d'impuissance que nous vivons presqu'en permanence face à l'injustice dans notre monde. Allons donc essayer quelque chose de nouveau en utilisant cette énergie puissante qu'est l'indignation lorsqu'on la garde vivante afin d'agir, comme le disait Pierre Rabhi lors de son passage à Québec.
Tous ensemble pour la vie !
Essayons au moins : y'a rien à perdre et tout à gagner ! Vous viendrez aussi ?

JOSE

En colère ?

En colère ?, par Wendy Priestnitz
Traduction: Les Éditions JOSE

texte original en anglais: Angry? - 13 Octobre 2011



flou ou...
Êtes-vous en colère aujourd'hui? La personne qui attendait derrière moi dans la ligne à la banque l'était. La caissière l'était. La personne qui m'a coupé parce que je ne conduisais pas assez au-dessus de la limite de vitesse l'était. La jeune maman qui traînait sa fille en sanglots par le bras sur la rue l'était. Le volume de colère mal dirigée dans ma boîte de courriels me donne envie de ramper sous le lit. Le voisin de palier a eu un air renfrogné sur son visage pendant des semaines.

J'ai une théorie sur le fait que nous sommes nombreux à sentir une mauvaise humeur générale née de l'inquiétude et qui se transforme en colère floue contre tout et n'importe quoi sur notre chemin. Ce sont des moments d'anxiété et la peur de l'avenir peut sembler écrasante. Nous devenons alors un peu trop vite à émettre des jugements, un peu plus impatient, plus facilement frustré. En plus de cela, beaucoup d'entre nous vivons la vie à une vitesse folle, essayant de caser trop de choses dans des journées frénétiques à l'horaire trop serré pour laisser du temps si quelque chose allait mal ou si on tient à notre façon de faire, encore moins pour respirer.



plus clair
«La colère est un signal qu'il vaut la peine d'écouter», écrit Harriet Lerner dans « The Dance of Anger ». Dans tout, de nos relations personnelles et des transactions commerciales à l'état du monde, la colère peut être un signe utile que quelque chose cloche. Et ce quelque chose est souvent l'injustice. Malheureusement, beaucoup d'entre nous sommes trop occupés et trop en colère pour rechercher la véritable cause de notre colère et ensuite faire quelque chose pour que ça change. Plus souvent qu'autrement, nous refoulons la rage à l'intérieur de nous ou nous nous en prenons à quiconque est sur notre chemin (et l'un conduit parfois à l'autre).



«Ceux d'entre nous qui sont enfermés dans des expressions inefficaces de la colère souffrent aussi profondément que ceux d'entre nous qui n'osons pas nous mettre en colère du tout», nous rappelle Lerner. Donc, l'astuce est de trouver la vraie cause de notre colère, et ce qui est une expression efficace de celle-ci. Il est plus facile de rager derrière un pare-brise ou un avatar web que de ralentir et de confronter les vrais problèmes. Comme nous l'avons vu dans de nombreux pays cette année - et regardez aujourd'hui à Wall Street - la colère peut être utilisée comme un outil efficace et puissant de changement. Mais pendant que nous faisons cela (que ce soit dans le royaume* public ou privé), s'il vous plaît n'oublions pas de prendre une profonde respiration, de sourire, et de rester calme et concentré. -Wendy Priestnitz

*NdT Nous utilisons "royaume" plutôt que l'habituel "sphère", espérant ainsi mieux refléter l'esprit du texte original.

***************

Récemment, quelqu'un m'a expliqué la colère comme la réaction physiologique qui suit la pensée. Une énergie (puissante) qui naît dans le corps à la suite d'une pensée. Il s'agit vraisemblablement de l'explication biologique. Elle me disait qu'elle déplorait le fait que trop souvent, depuis trop longtemps, on présente la colère comme une émotion qui doit être exprimée à tout prix, rapidement. Il est plus approprié de conserver cette énergie pour agir plutôt que de la disperser à tout va, et ainsi la perdre. Mais, pas par la répression, surtout pas. J'ai vérifié lorsque des pensées ont fait surgir cette émotion en moi et effectivement, si je prends le temps de la reconnaître et de la conserver pour agir, je crois que mes actions sont plus appropriées. Bon, je ne dis pas que j'ai atteint l'illumination mais je vais mieux ainsi.


C'est différent des façons de "vivre" la colère auxquelles nous avons été exposés par le passé. Nous avons vécu la répression: se faire dire (avec ou sans mots) de se taire, de ne pas exprimer sa colère, réprimer les émotions ressenties pour ne pas "dé-ranger", taire tous les sujets sur lesquels on n'arrive pas à trouver de solutions car ce n'est pas politiquement correct, nous a-t-on dit souvent, de parler d'une problématique si on n'a pas, au préalable, trouvé de solution... !  Ça nous a toujours paru suspect comme idée, pire encore s'il s'agit d'un idéal de vie, et particulièrement erroné en ce sens que si personne n'ose parler de ce qui ne va pas, comment quelqu'un pourra-t-il se pencher sur le sujet pour tenter d'émettre des pistes de solution et les essayer ? Cette répression des émotions, c'est la rage refoulée dont Wendy parle. 


L'autre approche - en fait c'est souvent la suite de la précédente - que nous avons rencontrée fréquemment dans les plus ou moins dix dernières années, c'est le fameux "positivisme", que certaines personne appellent aussi "pensée magique". C'est de ça qu'on parle lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il porte des lunettes roses. Et cette approche tout en faux semblant est celle de, justement, faire semblant. Voir le beau côté des choses (oui, bien sûr, on est tous d'accord) ... et fermer les yeux sur le reste (là, par contre...), faire semblant que ça va bien quand ça va mal, quand on se sent mal, même - ou surtout - devant le mal-être et l'injustice. Il s'agit d'un jeu mais d'un jeu dangereux, à notre avis. 


Ça me rappelle "La vie est belle", le film de Roberto Benigni. J'aime ce comédien et je respecte son cinéma mais, lorsque j'ai vu son film (il y a bien longtemps) j'ai ressenti une profonde douleur. Bien que l'humour qu'utilise le père devant son fils à certains moments puisse avoir un noble but, cette mascarade m'a laissé avec un goût amer devant le mensonge et le subterfuge utilisé par un pauvre parent opprimé et sans aucun soutien social - et assassiné à la fin, comme le furent de nombreuses personnes par les sous-fifres d'un dictateur fou. :-( Je ne juge pas le message qu'a voulu passé ce cinéaste, et jamais je ne voudrais avoir à vivre, comme parent (ou pas) ce genre de situation sociale d'une existence où l'horreur côtoie la non-vie partout. 


Dans notre famille, nous ne voulons pas de ce positivisme ambiant de faux-semblant, celui que nos fils ont rejeté avant nous - eux qui sont depuis toujours assoiffés de justice et de vie - alors que 1% des humains sur notre planète gère les ressources, l'existence et l'air respiré par 99% de leurs semblables. (Bon, pour les chiffres, c'est plutôt symbolique, hein !) Et nous sommes certains que nous ne sommes pas les seuls...


La suite, dans un instant !


Edith