mercredi 28 mars 2012

Étude sur le unschooling par Peter Gray - résultats partie 2

On vous en parlait ici, le 28 février dernier. Dr. Peter Gray a publié hier la seconde partie des résultats de son étude sur le unschooling.

source: Psychology Today
résultats étude Dr. Gray
Cette partie s'intitule: "Qu'est ce qui amène les familles à "Unschooler" leurs enfants? Rapport II"

La première partie est en cours de traduction par une maman bénévole d'un groupe de notre région. Nous essaierons de traduire cette seconde partie des résultats prochainement.


En attendant, vous pouvez les lire en anglais ou trouver une personne de votre entourage pour vous faire la traduction simultanée, et apprendre l'anglais en faisant du unschooling ! :-)

À tout bientôt avec la suite en français !

Edith


P.S. Nous sommes à la recherche de bénévoles pour faire de la traduction de l'anglais vers le français pour notre journal JOSE La Vie !


What Leads Families to “Unschool” Their Children? Report II

dimanche 25 mars 2012

Rappelons-nous



Traductions de quelques uns des messages :

Une lettre au reste du 99%

Les corporations ne sont pas des gens

La dette c'est de l'esclavage

Investissez en Justice

Occupez tout

N'ayez pas peur, nous sommes tous ensemble là-dedans

La Révolution est inévitable  Pourquoi pas maintenant

N'ayez pas peur

Je veux grandir dans une meilleure société

Tenir debout ensemble, avancer ensemble, occuper ensemble

Les professeurs de Oakland demandent "Aucune violence policière"

Le 99% inclut les flics

Dé-f*ck le monde

Grand-maman supporte l'occupation

L'argent n'est pas réel - Toi et Moi on l'est

Nous sommes un cri ... du cœur

Un autre monde est possible

Occupy  Toujours là. Toujours libre.

On se voit en Mai

mardi 20 mars 2012

10, 15, 20, 30 !!!!

Non, nous n'avons pas oublié 25 !
Il ne s'agit pas d'un billet sur les multiples de 5, enfin, pas tout à fait... :-)
En cette année 2012, nous célébrons de grands événements de notre vie à toute l'équipe du Journal J'OSE la vie ! Les chiffres sont une coïncidence amusante, un peu comme un alignement de planètes (comme le dit Sandra Dodd dans son BigBook). 
Quatre belles opportunités de fêter, dont trois en mars, sans compter ce printemps chaud, chaud, chaud, avec plus de 20˚C en ce jour d'équinoxe.


Nous partageons ces moments importants et quelques souvenirs, ici, avec vous.

30 ans, c'est nous deux, Édith et Stéphane: un amour plus fort que le monde, gros comme la vie comme on dit chez nous.
20 ans, c'est nous trois avec Olivier: ce garçon vif et souriant, qui a ouvert les stores, les fenêtres et toutes les portes pour faire entrer la lumière, nous aidant ainsi à reconnecter à notre vraie nature.
15 ans, c'est nous quatre avec Jérôme: ce garçon fort et tendre, qui a profité des portes ouvertes pour explorer à son rythme, nous aidant ainsi à reconnecter avec le nôtre.

J'OSE, c'est nous quatre ! Voilà, ce n'est plus un secret, si ça l'était encore pour certains. ;-)  
Et 10 ans, c'est J'OSE la vie !, c'est vous avec nous.
journaljose.blogspot.com

journaljose.blogspot.com
Merci d'être là, avec nous ! 

lundi 19 mars 2012

L‘éducation, hors des sentiers scolaires | euronews, learning world

Je viens d'apprendre qu'on peut regarder la vidéo en français (et plusieurs autres langues), juste en changeant la langue dans le menu déroulant au haut de la page sur le site web de euronews. Alors, voici la présentation en français telle qu'elle est sur euronews, et en cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à la version française. Cool ! 


Edith

L'éducation, hors des sentiers scolaires | euronews, learning world


L‘école est l’institution centrale du système éducatif et le lieu d’instruction par excellence. Mais peut-on apprendre en dehors des salles de classes?
Portraits de ces apprenants non scolarisés, qui ont fait le choix de s’instruire ailleurs et autrement.
Allemagne : plan de sortie du système éducatif
Dale J. Stephens a quitté l‘école vers l‘âge de 11 ans. Fort d’une série d’expériences diverses, il crée à 20 ans le mouvement social Uncollege.
L’idée fondatrice : le diplôme n’est pas l’unique clé de la réussite.
A Berlin, un projet similaire a vu le jour. Intitulé Playducation, il propose des méthodes d‘éducation alternatives.
*France : la famille Stern *
André Stern n’a usé son pantalon sur les bancs d’aucun établissement scolaire et c’est aujourd’hui sa fierté. Une fierté inébranlable, pour preuve : lorsqu’ on lui a demandé, à l’armée, de cocher la case “analphabète”, il s’en est à peine offusqué.
Arno, le père, est le créateur du “Closlieu” à Paris. Accueillant des enfants d‘âges divers, cet espace est un havre d’expression personnelle sans contrainte ni compétition, en marge de ce qu’Arno Stern caractérise de “pollution scolaire” .
*Etats-Unis : vers un enseignement libre et ludique *
Le nombre d’enfants bénéficiant d’une instruction à la maison est estimé à plus d’un million dans le monde.
Chez les Emerson, famille qui se revendique éduquée plutôt que diplômée, l’apprentissage est guidé par les choix et les motivations des enfants.
Plus d'actualités sur : 
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Unschooling: la nouvelle classe d'apprentissage sur euronews, learning world

Unschooling: the new class of learning | euronews, learning world

Une émission de télévision sur euronews. En anglais seulement mais nous avons traduit en français la présentation. Ci-dessous.


Traduction: Les Éditions JOSE
Copyright © 2012 euronews


De nombreux parents retirent leurs enfants du système scolaire formel en faveur d'une façon plus libre d'apprendre.




Ce n'est pas l'enseignement à domicile, où le programme standard est enseigné par les parents ou tuteurs. Ils appellent cela unschooling, où les jeunes sont encouragés à explorer les choses qu'ils veulent apprendre ou pour lesquels ils ont un talent spécifique.


À Berlin, nous rencontrons un jeune Américain qui a tourné le dos à l'école au moment où il était âgé de 11 ans. Dale J. Stevens écrit un livre qu'il décrit comme «un guide pratique pour l'apprentissage des compétences que l'école n'enseigne pas, mais qui sont nécessaires pour réussir dans le monde réel». Le livre est basé sur ses expériences en tant que unschooler mais intègre également les histoires d'autres personnes qui ont trouvé le succès dans des moyens non traditionnels.


À Paris, nous rencontrons la famille Stern. André Stern est un nom bien connu dans le monde de la musique, mais il n'est jamais allé à l'école. Il a été élevé dans un foyer où la passion est considérée comme le moyen d'apprentissage idéal et le secret derrière la compétence.


Dans l'état de New York, la famille Emerson a également embrassé le unschooling. Ils fuient le programme officiel pour encourager leurs enfants de 12 et 9 ans à suivre leurs passions et leurs intérêts.


The Albany Unschoolers:
albanyareaunschoolers

More about: 
Copyright © 2012 euronews

jeudi 15 mars 2012

Le unschooling, pas seulement pour les enfants

journaljose.blogspot.com
Chaque fois que la liberté de vivre leur vie n'était pas compromise, nos fils agissaient (et agissent toujours) comme des humains, de vrais humains libres de l'être, je veux dire. Ils sont à fond dans quelque chose le temps que l'intérêt y est, puis hop ! ils passent à autre chose. Ils y reviennent si quelque chose dans leur environnement change, si un événement nouveau les y ramène. Ils vont toujours jusqu'au bout de leur intérêt, de leur désir d'apprendre, de savoir; ils ne se laissent pas distraire ou égarer.

En vivant ainsi à leurs côtés, nous avons réalisé que nous (les parents) avons souvent été distraits parce qu'on nous obligeait à faire autre chose (école, tâches, devoirs...), et que ce phénomène culturel/artificiel nous a empêché non seulement souvent d'apprendre ou de comprendre, mais aussi d'être nous-même. Et de ressentir par nous-mêmes le goût d'apprendre telle ou telle chose, ou même le désir de laver la vaisselle, de balayer, de réparer ou fabriquer un truc.
C'est aussi pour cela le unschooling, pas seulement pour les enfants, mais pour les parents. Vivre avec nos enfants, être là AVEC eux, à leurs côtés, leur dire oui, c'est avoir du temps pour nous, être là avec nous, se dire oui à nous. Le unschooling est le plus beau cadeau que la vie nous ait offert, le mot lui-même est synonyme de vie.

Merci à nos enfants, merci de tout coeur ! 
Édith et Stéphane

dimanche 11 mars 2012

Choisir le unschooling, choisir la joie !



Choisir le unschooling (apprentissage informel / autonome / dans la vie) est un choix qui peut être difficile à faire dans une culture telle que la nôtre car le vécu, plus que le mot encore, est méconnu, incompris, interprété et colporté à tort et à travers. Du coup, les unschoolers sont parfois regardés de haut, avec un certain dédain - parfois aussi avec un certain aura de mystère - sans compter les opinions biaisées et innombrables préjugés auxquels ils peuvent faire face. Entre autres, on assimile parfois à une certaine irresponsabilité ou négligence ce mode de vie conscient choisi par des parents qui sont animés par un intérêt sans borne pour l'apprentissage, qui offrent à leurs enfants une disponibilité incroyable et une attention hors du commun, qui font le choix de la relation avant toute autre chose et celui d'y semer la joie. 

Et on en passe, et des meilleures. ;-)


Souvent, les gens posent des tas de questions, et n'écoutent que peu ou pas les réponses. Ou ils choisissent d'écouter leurs peurs. C'est triste ! On les entend s'exclamer : « oui, mais ils ne vont pas apprendre ceci ou cela, s'ils ne sont pas forcés à le faire », ou « oui, mais c'est dur la vie » ou « faut qu'on leur fixe des objectifs à atteindre, sinon ils le feront pas » ou encore « on peut pas toujours faire ce qu'on aime »...

Si vous avez un jour envie de poser ce genre de questions à un autre parent, ne le faites pas. Arrêtez-vous. 
Calmez-vous. 
Étendez-vous au sol, si vous le pouvez. (Oui, oui !) Prenez trois grandes respirations. Pour vrai ! 
Lorsque le calme sera revenu en vous, posez-vous ces questions à vous. Car c'est à vous que vous parlez en réalité. Cherchez les réponses en vous. 


Vous voulez savoir ? Oui, on l'a fait ! On s'est posé bien des questions. Et on a remis en question bien des choses. On a passé beaucoup de temps avec nos enfants. On a observé qu'ils apprenaient tout, naturellement, chacun à leur façon, chacun à leur moment... et particulièrement bien sans quelqu'un pour leur enseigner. 



On s'est aussi questionné à savoir pourquoi on n'avait pas pensé à ça avant d'accueillir des enfants dans notre vie. Avions-nous eu envie de prendre du bon temps avec un tout-petit, l'avoir collé tout contre nous et le câliner jusqu'à ce que... jusqu'à ce que... jusqu'à ce que quoi au juste ? Qu'il ait vécu cinq petites années et après, fini, « au travail ! » ? On entend ça souvent autour de nous, les gens voient un tout-petit, ils s'arrêtent et sourient, l'observent sauter dans les trous d'eau, danser dans le vent, courir sur le trottoir, et soupirent, mélancoliques « ah ! que c'est beau l'enfance! Qu'il en profite, hein, ça dure pas longtemps... s'il savait ce qui l'attend après... ! »



Chaque fois, ça nous fait beurk, beurk et re-beurk ! Comment peut-on énoncer tout haut d'aussi sombres absurdités, y acquiescer et continuer de vivre comme si de rien n'était ?



Comment peut-on accueillir des enfants dans ce monde si c'est pour une toute petite enfance de rien du tout, et après... et après, quoi au juste ?



Quand notre fils a eu 5 ans, nous nous sommes demandés pourquoi on n'aurait plus le droit de vivre avec lui - et lui avec nous - les jours de semaine, et de continuer de l'accompagner dans son apprentissage du monde, dans la joie.



Dans quel but devrait-on ou choisirait-on de déléguer son éducation - donc, sa vie - à l'état, pour un apprentissage forcé, enfermé 5 jours par semaine, pendant 12 ans ou plus ? Voulions-nous qu'il apprenne par intérêt, par désir, mû de l'intérieur comme il l'avait toujours fait ? Ou qu'il apprenne par obligation des choses qui ne lui étaient peut-être pas utiles ou intéressantes en ce moment de sa vie ? Et pourquoi ? Pour convenir à qui ? Devenir un produit utile à d'autres que lui-même ? À l'économie ? Futur-producteur de PNB ?



En 1997, nous 'croyions' que l'école était obligatoire. C'est quand même fou la désinformation: nous, des adultes, qui étions allés à l'école si longtemps. - Certains diront: justement ! - Nous ne savions pas que l'école n'est pas obligatoire. Bâti sur un leurre, notre croyance luttait avec notre conscience. Comment mettre notre petit, un être humain, avec ses propres modes d'apprentissage, son rythme bien à lui, ses intérêts personnels, à l'école, juste parce que ce serait 'obligatoire' ? 



Alors, nous sommes passés par toutes les bêtises qu'on nous avait dites à nous aussi. Nous avons essayé de nous/lui dire que « l'école c'est là où on apprend ». Alors qu'il avait appris et continuait d'apprendre quantités de choses sans jamais y avoir mis les pieds. - Et que toutes les choses qui nous sont utiles, on les avait apprises dans la vraie vie, nous aussi. Que si certaines informations avaient été enregistrées par notre cerveau dans l'enceinte d'un bâtiment scolaire, ça l'aurait été ailleurs tout aussi bien, voire mieux, en ayant accès au monde. - On lui a dit aussi que « l'école c'est là où on se fait des amis », alors que les nôtres, les siens, on ne les avait pas rencontrés à l'école. On a essayé aussi de dire que « la vie, c'est dur et on peut pas toujours faire ce qu'on aime... »

Impossible ici de ne pas se rappeler Calvin:

Calvin et Hobbes - p.10, album 14 : Va jouer dans le mixer ! Bill Watterson
Ces bêtises, on essayait d'y croire aussi, car c'est difficile de dire des faussetés à un enfant en ayant l'air vrai, surtout si c'est pour essayer de le convaincre. C'est lucide un enfant. On a essayé d'y croire longtemps, aussi longtemps qu'on a cru que l'école était obligatoire, en fait. On a essayé... ça n'a pas marché.


Pour faire face à cette 'obligation' de scolarisation, on se retrouvait à devoir mentir à notre enfant... mais pourquoi au juste ?

Ben, parce que s'avouer à soi-même qu'on fait partie d'une société qui a enfermé l'apprentissage, détérioré l'élan naturel de curiosité, de confiance, de générosité et de partage de l'humain envers les autres, faussé les notions de respect de la vie et abîmé l'intérêt naturel de l'enfant pour son environnement, ce n'est pas agréable. Et s'avouer qu'on y a mis un enfant sans y avoir songé, c'est dur. Très dur.


Mentir, on n'y arrivait pas, alors on se questionnait.
 



Bien qu'on ne soit pas libres, astreints que nous sommes à cette 'liberté relative' (comme la nommait une copine récemment), qui est celle du concept de la 'nourriture sous clé', comme le dit Daniel Quinn, il reste qu'on pouvait être beaucoup plus heureux qu'on ne l'était. On pouvait mettre beaucoup plus de joie dans plusieurs de nos moments. Et continuer de vivre ensemble et d'apprendre sans limite. Comment aurait-on pu affirmer à notre enfant que toutes les belles choses de la vie étaient une rareté ? Qu'il resterait les vacances et les congés ? Et que d'autres belles choses viendraient, peut-être, un jour, en compensation pour le travail forcé ou inintéressant ? En guise de prix de consolation pour toutes les fois où il se serait résigné ? 


Nous n'avons pas pensé - intellectuellement - à tout ça, avant. Nous avons juste eu un grand désir d'enfant, comme notre continuum nous y appelait. Un gros plein d'amour qui débordait et le désir lus ou moins conscient de le partager. Nous n'avons pas compris ce qui se passait quand il a eu 5 ans et qu'on 'devait' tout à coup le mettre à l'école et ne plus vivre avec lui...



Puis il y a eu cette émission de télé, un jour de 1999. Suivie d'un appel téléphonique de grand-maman pour nous annoncer la grande nouvelle: on peut ne pas mettre nos enfants à l'école. Wahouh !



Après avoir fait l'école à la maison 
(homeschooling), puis l'école maison relax (relaxed homeschooling), nous avons convergé naturellement vers le unschooling (sans connaître le mot) car il n'y avait pas assez de joie dans nos journées. Nous voulions être heureux, comme avant ; il y avait de la place pour plus, pour mieux. C'est le mode de vie qui sème le plus de joie dans nos vies ! 



Nous choisissons de semer plus de joie plutôt que moins.



Nous choisissons la relation avec nos enfants plutôt que de leur demander de s'éteindre pour remplir les diktats de la société ou pour plaire aux voisins. - En passant, nous avons plusieurs charmants voisins, qui savent très bien que nous ne parlons pas d'eux, ici, n'est-ce pas ? ;-)



Nous aimons la vie, nos enfants aiment la vie. 



Nous voulons toujours plus de joie, plus de vie dans nos vies, pas moins.



Nos enfants ne sont pas forcés d'apprendre; pourtant ils apprennent. Depuis leur naissance, sans cesser. Tout comme chacun de nous. Il est impossible de ne pas apprendre. Nos fils ne sont pas enfermés cinq jours par semaine, ni même un nombre d'heures minimum chaque jour, pourtant ils apprennent tous les jours, et ils fouillent les sujets qui les intéressent à fond et font des connections entre leurs différentes connaissances sans cesse et les partagent gratuitement. Depuis toujours.



Ils ne vivent pas en vase clos, avec seulement des jeunes de leur âge et de leur quartier très précisément. Ils vivent dans le monde, le vrai, dès maintenant.

Ils ont vite réalisé que la liberté n'existe pas dans ce genre de culture qu'est la nôtre. Et ils ont vite saisi aussi que c'est tous ensemble qu'on pourra y accéder. Ils sont prêts depuis longtemps. Car ils aiment la vie. Tellement ! Dans l'attente, ils continuent d'apprendre, ils font de bons choix, les meilleurs choix de vie possible en partant de leurs connaissances. Ils font de la recherche. Ils font du bénévolat. Ils écrivent. Ils partagent. Ils communiquent. Et ils aident, et ce avec un intérêt authentique et un respect sincère qui leur fait rarement défaut. Ils ont un regard lucide, une soif de justice inébranlable, et ils aiment si fort !

Parfois, après nous avoir questionnés sur le unschooling, certaines personnes disent être très heureuses comme ça. « Comme ça» signifiant «avec leurs enfants à l'école ». Et bien tant mieux ! 
Si votre vie est au top, tant mieux ! 
Si vous êtes satisfaits, tant mieux ! 
Si vos enfants ne peuvent pas être plus heureux, tant mieux !
Si vous êtes en parfaite harmonie avec vos choix de vie, TANT MIEUX ! 
Vous ne devez pas sentir le besoin de nous interroger sur NOS choix de vie alors, n'est-ce pas? ;-)
Soyez heureux... et laissez-nous l'être aussi! Voilà! 




Quant à nous, nous ne pouvons que remercier nos enfants de toute la joie qui émane de nos relations, et de tout cet apprentissage que nous vivons avec eux. Merci de tout cœur ! 

Édith et Stéphane

P.S. Et si, par hasard, votre enfant n'est pas si heureux que ça à l'école ou dans votre école-à-la-maison, vous pouvez toujours lui offrir une dispense... ;-)

Calvin et Hobbes - p.45, album 4 : Debout tas de nouilles - Bill Watterson

mardi 6 mars 2012

À quoi servent les éducations ? Conférences-ateliers à Québec

Voici une invitation à une rencontre sur le thème de l'éducation authentique que nous co-organisons avec le Centre Famille Haute-Ville de concert avec le CRÉA. La conférence intitulée "À quoi servent les éducations?" sera suivie d'une période interactive de questions et réponses et/ou de discussion sur le sujet avec notre conférencier, monsieur Jean-Pierre Lepri, qui adapte chaque rencontre selon les besoins des personnes présentes.

Deux conférences-ateliers sont offertes à Québec, les 16 et 17 avril prochain, d'autres auront lieu à Sherbrooke, en Montérégie et à Montréal. Pour les autres régions du Québec, voir les annonces sur le site du CRÉA ou communiquez par courriel au: CREA.Quebec@yahoo.ca

jeudi 1 mars 2012

Les films de Oli: AS3 - Le Retour de l'Espion


L'un des plus grands et plus longs projets de la vie de Olivier a sans nul doute été son film
"AS3 - Le Retour de l'Espion".
AS3 est le dernier d'une trilogie débutée en jouant les espions avec son frère et en tournant quelques images à l'aide de la fonction vidéo d'un vieil appareil photo. C'était vers 2005-2006.

Après quelques courts-métrages d'animation en stop-motion et ces deux premiers courts (AS1 et AS2), il avait tant d'idées qu'il s'est lancé dans la production d'un moyen métrage qui fait au total 41 minutes. Le projet au complet a duré plus de trois ans. De son idée originale, à l'âge de quinze ans, Olivier a scénarisé l'histoire, transformé famille, copains et voisins en comédiens, tourné les scènes sur une année et demie dont la dernière la veille de son anniversaire; il ne savait pas qu'une surprise party avec l'équipe était organisée pour le lendemain afin de fêter ses dix-sept ans.

Il a fait le montage un peu tout au long du tournage puis à fond ensuite, plongé devant son écran pendant quelques mois - avec qq pauses plein-air pour ne pas devenir complètement zinzin. 
Le carton d'invitation
Le lancement officiel a eu lieu à l'auditorium de la Bibliothèque en janvier 2010 devant près de 80 personnes (amis, parents, voisins) invitées spécialement pour l'occasion. Le cinéma Le Clap nous avait aussi généreusement offert une salle pour ce lancement - et nous aurions été vraiment heureux d'accepter - mais c'était en matinée (ils offraient le café gratuitement!) et plusieurs de nos invités n'auraient pu être présents. 
Nous avons donc organisé un cocktail à la salle Reine-Malouin un samedi soir, après la présentation du film. Un moment mémorable pour nous !




"Jero8" alias William Monkey est le frère de Olivier dans la vie et non seulement son compagnon à l'écran mais aussi il a participé au scénario. Stef et moi les avons accompagné tout au long de cette production, tant bien que mal parfois, avec nos maigres moyens et talents en ce domaine; nous avons ainsi beaucoup appris sur tous les métiers qui entourent le cinéma, tel que je l'ai dit lors de ma présentation ce soir de janvier 2010.

Afin de faire découvrir à ceux et celles qui ne nous connaissaient pas à l'époque ou de rappeler des souvenirs aux parents et amis - aussi pour conserver une trace de ces moments de notre vie - nous présenterons sur ce blog, cette année, des vidéos, des écrits, des images, qui relateront cette histoire d'Olivier avec le cinéma! Et tant qu'à y être, peut-être aussi plusieurs autres projets qu'il a réalisé avant ses 20 ans ! ;-)


Il n'est pas possible de télécharger le film AS3 au complet sur le web mais si vous désirez le voir, faites-nous signe. Nous vous inviterons à une soirée-ciné-pop corn et jus frais chez nous ou organiserons une présentation chez vous ou dans tout autre endroit, selon vos désirs et nos disponibilités. Olivier étant un ardent défenseur du unschooling, étant unschooler au long cours lui-même, il peut bien sûr présenter son film et raconter un peu son parcours lors d'événements ou de rencontres. Le film est également disponible à la vente sur DVD, de même que la trame musicale sur CD audio. Tout cela en écrivant à: filmdanimation(a commercial)yahoo.ca

Voici donc le synopsis du film et quelques vidéos. Suivis, comme si vous y étiez, de la présentation de la soirée par Édith, puis du discours prononcé par le scénariste-metteur-en-scène-comédien-cascadeur-musicien-monteur-réalisateur-producteur, "le" SuperOli, aussi connu sous son nom de scène Oli C.Kan :-D. 

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synopsis:
Les deux plus drôles agents secrets au monde sont de retour dans une toute nouvelle histoire excitante.  Tout commence lorsque l'on demande à l'ex-agent Carl the Best (Oli C. Kan) de reprendre du service pour une période indéterminée afin d'affronter à nouveau son ennemi juré William Monkey (Jérô8).  Leur aventure les amènera de l'Ontario au Maryland en étant toujours aussi amusante et parfois même ridicule.

vidéos:

Pub AS3, 9 nov. 2007





Bande-Annonce Officielle AS3



AS3 Clip 2 - "What time is it?"





AS3 Clip 1 - Séïm & Shmout





Le mot d’Édith ... pour le lancement D’AS3
16 janvier 2010

Bonsoir à tous, bienvenue et surtout MERCI !

Merci d’avoir accepté l’invitation de notre fils Olivier à la phase finale, la dernière étape de son grand projet d’apprentissage du cinéma, soit le lancement de son film « AS3 – Le retour de l’espion ».

Je tiens à ce que vous sachiez que Olivier a choisi – oui, oui, choisi – chacune, chacun d’entre vous pour assister à cet événement. Et d’autres personnes aussi qui, malheureusement, n’ont pu être des nôtres ce soir.

Chacune, chacun d’entre vous, chaque personne assise ici aujourd’hui a un jour croisé le chemin de Olivier. Certains il y a très longtemps, d’autres plus récemment, mais peu importe le nombre des années, une chose est sûre, vous avez fait partie de sa vie, de la vie de notre famille et vous êtes encore bien présents dans nos cœurs... et dans la salle, à ce que je vois !

Merci pour votre présence et surtout merci pour votre AMITIÉ!

J’aimerais maintenant vous entretenir un peu de cinéma.

Je ne sais pas pour vous mais chez nous, on aime bien le cinéma.

Pourtant, à observer Olivier, à le voir évoluer là-dedans depuis 3 ou 4 ans, j’ai réalisé que je ne connaissais rien au cinéma.

Olivier, lui, il a appris sur le tas, comme on dit. Tout seul, par lui-même. Seuls son intérêt pour son sujet et pour le cinéma l’ont guidé.

Moi, je le regardais aller – enfin, pas tout le temps quand même.
Et j’essayais d’être disponible quand il me le demandait.

Ainsi, j’ai appris 3 ou 4 trucs :

1.) J’ai appris que le seul qui sait où il s’en va, c’est le réalisateur !
On a intérêt à bien l’écouter.

2.) J’ai appris que d’être comédien, c’est dur physiquement.
Parfois, il fait très chaud, parfois il fait froid, d’autres fois on tourne sous un ciel menaçant sans savoir ce qui va nous tomber dessus... et quand... !
Alors, il faut planifier.
Mais, d’abord l’avoir vécu pour apprendre à planifier. Vaut mieux avoir avec soi : parapluie, parasol, tabouret, qqch à boire, un goûter rapide, une couverture aussi (surtout quand on est la maman des comédiens)... on sait jamais.
Souvent, souvent, il faut reprendre la scène... qqn oublie sa réplique, qqn tombe, y’a une porte qui doit être fermée et qui est toujours ouverte... personne ne sait pourquoi mais c’est comme ça !!!
sans compter les innombrables fous rires (on en voit dans les bloopers au cinéma ); on ne peut les éviter surtout quand on recommence la même scène pour la enième fois et que les comédiens commencent à être ben fatigués... !

3.) J’ai appris que le travail d’un cameraman, c’est pas facile.
Cadrer... pas évident quand le comédien bouge.
Rester immobile, caméra à la main... ouf !
Pire encore, suivre l’acteur, bouger au même rythme que lui... chose qu’on n’a pas à faire quand on a le petit chariot et la cam de pro sur les tournages professionnels...
Moi, j’avais que mes pieds, qui ont de la difficulté à imiter les pattes de crabe ... et qui ne vont pas toujours comme sur des roulettes !

4.) J’ai appris aussi que faire du montage, c’est long !
C’est long, long, long... et c’est pas vraiment amusant. Ça prend une patience d’ange... et un système nerveux à toute épreuve ( pour pas sauter les plombs...)
Ça prend un siège confortable... ou un bon chiro. Heureusement, nous on a Mélanie ! ;-)
Ça prend de bons yeux aussi, et de bonnes oreilles car il faut TOUT voir et TOUT entendre. Et bien mixer le tout.

Avec tout ça, j’ai même pas parlé du scénariste. Ça a l’air facile d’écrire un scénario. C’est vrai, c’est comme écrire une histoire. Oui, mais encore ! Il faut aussi qu’elle se tienne cette histoire-là. Que les scènes accolées les unes aux autres racontent bien l’histoire.
Là, c’est sûr, moi j’suis pas faite pour ça.
Je suis prompte à émettre mes suggestions, commentaires et critiques mais pour imaginer une histoire, ça je ne l’ai pas du tout.

Et je n’ai même pas encore parlé de production – ou d’argent, puisque ça revient à peu près au même...

Savez-vous combien ça coûte faire un film ?

Selon le site :THE NUMBERS.com



200 M $US



1997 - Titanic 
2009 - Harry Potter et le prince de sang mêlé 

Avec dix fois moins, soit : 
20 M $US

2006 - Joyeux Noël
1985 - Retour vers le futur

Avec dix fois moins encore : 
2 M $US

2003 - Les triplettes de Belleville

1972 - La planète des singes

On divise encore par 10: 
200 000 $US

1916 - 20000 lieues sous les mers


1989 - Roger & Me (Michael Moore)

Dix fois moins encore : 
20 000 $US

1995 - Les frères Mc Mullen


On divise encore par 10: 

2 000 $US ?
... rien trouvé


Dix fois moins encore ...

Et si on n’avait que 200 $ ?

Et bien, avec 200 $ :
+ une ciné-caméra familiale Canon (celle-là...)

+ de la récupération / réutilisation (fouilles dans le bac de recyclage et achat de vêtements dans les friperies et au Surplus de l’armée)

+ une équipe de bénévoles (vos amis qui deviennent comédiens )

+ Olivier



ET MAINTENANT ... je vais vous révéler tous les secrets de la production de AS3... hi hi hi hi hi hi hi.... ha ha ha ha ha ha ha !!!


Discours du réalisateur

Je déteste parler au micro. 
Une des seules fois que je l’ai fait c’était pour annoncer la conférence d’Hubert Reeves...
Quand je tourne un film, je peux recommencer quand c’est pas bon. Mais au micro, faut pas que je me plante...

En 2006, Jé et moi avons tourné deux petits films de 5 minutes avec une caméra photo numérique. C’était AS1 et 2. 
Vu le succès qu’ils ont remporté dans notre entourage mais surtout le plaisir qu’on a eu à les faire, nous nous sommes embarqués sur AS3, un bien plus gros et long film, duquel je me suis mis réalisateur.
Deux ans et demi de production. J’aurais jamais cru.

Et puisque c’était un si gros projet, il me fallait me renseigner sur le monde de l’espionnage.

Les plus connus des services secrets sont ceux des États-Unis. Est-ce que quelqu’un les connaît?
Le FBI
La CIA
Mais aussi et surtout la NSA. Plus c’est secret, moins c’est connu. Tiens, c’est logique ça...

En Russie maintenant, quels sont les services secrets?
Le KGB. Supposé être dissout aujourd’hui. Mais qui y croit réellement...

Et maintenant au Canada, oui, il y en a, quel est leur nom à nos services secrets?
Le CST, pour Centre de la Sécurité des Télécommunications.
Et ils ont été très actifs pendant la guerre froide, tel qu’écrit par un ancien agent secret Canadien dans ce livre: « Moi, Mike Frost, espion Canadien ».

Le monde de l’espionnage est très complexe. Aussi, j’ai énormément travaillé pour faire en sorte qu’on comprenne tout ce qui se passe dans le film.
Mais bon, ce n’est pas parfait, et en plus, nous étions très limités au niveau matériel vidéo et sonore, ainsi qu’au niveau monétaire.
Et puisque j’ai voulu tout faire à ma manière, je n’ai pas eu une grosse équipe.
Ce que ça me prendrait, c’est des clones de moi-même...

Bon, j’arrête de vous faire languir et on va mettre le film. Ça va commencer par une petite présentation dont Édith a eu l’idée. Oui, je sais, on perd du temps...

Deux petites choses avant de finir :
  1. Ne portez pas attention à moi quand je vais rire ou stresser en arrière de la salle.
  2. Mon personnage dans le film se prend très au sérieux. Faites pas comme lui...
DRAPEAUX et...

Place au cinéma !

Olivier