lundi 9 juin 2014

Deschooling, le chemin du retour à soi

Hier matin, sur une liste unschooling, une maman en a référé une autre à ce commentaire que j'avais publié le 13 janvier dernier. Je choisis donc de le publier ici au cas où il puisse être utile à d'autres. Marie a généreusement accepté qu'on publie également son questionnement de départ, que voici, en italique, et ma réponse, tout de suite après.

"Mon fils n'a que 15 mois mais je sais déjà, depuis plusieurs mois, que nous nous lancerons éventuellement dans l'aventure de l'unschooling... Je dis «éventuellement» car bien que je sache qu'il n'est pas nécessaire d'attendre qu'il atteigne l'âge scolaire pour commencer (j'imagine que nous pratiquons déjà l'unschooling d'une certaine façon), je sens que je dois d'abord me déscolariser moi-même, et que ce chemin pourra être long.
J'ai passé 25 ans de ma vie sur les bancs d'école (j'ai un diplôme de troisième cycle en lettres) et me suis longtemps défini comme une universitaire... En fait, j'ai l'impression que je vois depuis longtemps la vie d'un oeil scolaire... et qu'il me faut d'abord me défaire de cette vision du monde avant de pouvoir unschooler mon fils (et ses frères et soeurs à venir).
Avez-vous également du traverser cette phase? Est-ce que cette transition a mis du temps à s'effectuer? Avez-vous laissé le processus faire son chemin ou avez-vous travaillé activement à vous déscolariser? Je suis curieuse d'entendre vos histoires…"
~ Marie
Olivier et Awena - juin 2014

Depuis longtemps, mes enfants m'ont montré que je n'avançais pas, mais que je retournais à moi. Cette démarche est un retour à soi, c'est reprendre le fil qu'on n'a pas pu poursuivre, à un moment ou un autre. 


Pour ce chemin du retour, personnellement, je ne crois pas au 'travail' sur soi, pas plus à 'travailler' à se déscolariser, donc. 
Ça a peut-être l'air de jouer sur les mots mais en fait, ça ne l'est pas. Pour faire bref, disons que lorsque j'ai eu/trouvé/entendu/reçu en cadeau les mots exacts, j'ai pu les utiliser, 'connaître' ce que je ressentais, et voir qu'il ne s'agissait pas de travail. Du coup, ça a été beaucoup plus simple et plus rapide. 

Ce qui ne veut pas dire que je ne comprends pas ton questionnement, au contraire, alors je partage ceci: c'est en vivant le moment présent, en étant vraiment attentive à mon enfant, en choisissant la relation avant toute autre chose, que je suis consciente des options possibles, que je peux faire le meilleur choix. 

La déscolarisation (désociétarisation, disait Olivier) est beaucoup dans ces deux mots, pour moi: choix, attitude. 
La façon d'exprimer le choix (que j'ai vue dans les écrits de Sandra Dodd), et l'attitude que je choisis d'avoir face à mon enfant (mots d'André Stern) ont décollé les restes d'éducation et de scolarisation que j'ai reçues. (S'il y en a encore parfois, ils décollent par mes choix. )

Comme je le partage souvent avec les gens, l'attitude que j'ai choisie de prendre avec mes enfants m'a conduite naturellement, logiquement, à avoir cette même attitude envers moi-même, puis de là, (à avoir le goût de choisir la même attitude*) avec chacun. 



références : 

« Hard work ? No. Not at all. We don't work music, We play it! » ~ Paul McCartney - NEW

Je vis la même chose avec le mot 'vie' qu'avec le mot 'musique'. ~ Édith Chabot-L.


* Je fais cet ajout (entre parenthèses) aujourd'hui pour mieux exprimer ce que je voulais dire ce jour-là.

lundi 2 juin 2014

Être et Devenir, un film de Clara Bellar


On vous en avait parlé ici, on a présenté la bande annonce de ce documentaire sur l'apprentissage autonome (unschooling) lors de la soirée film de la North East Unschooling Conference, près de Boston en 2012, ça y est, le film Être et Devenir est sorti en France il y a quelques jours. 

 
Voici une interview avec la réalisatrice, Clara Bellar, à l'émission Les Maternelles, deux jours avant sa sortie en salle.
 
http://youtu.be/Gg6-NQtP4-0?t=4m20s

À découvrir, et partager !


Édith