dimanche 21 juin 2015

Microgarden version 0.19 - plus de vie dans votre jardin !

Un développeur de jeux vidéos qui est aussi permaculteur-écolo-végane, et québécois ?

Quand il ne jardine pas, il trouve parfois le temps de travailler à développer un petit jardin en ligne aussi amusant que réaliste. 

Pour toujours plus de réalisme, voici une mise à jour de Microgarden, version 0.20, avec ces nouveautés :

* poivrons verts, choux,
* pissenlits, myosotis,
* insectes pollinisateurs,
* pluie,
* melon d'eau, pois, et plus encore.



Laissez vous inspirer et faites de même dans vos jardins.
Osez... la vie ! :-)

vendredi 19 juin 2015

Pour que refleurisse la confiance en l'enfant - André Stern au Québec du 29 juillet au 2 août 2015

 
Nous sommes ravis de vous annoncer la nouvelle tournée d'André Stern au Québec tout bientôt.

Et pour une première fois à Québec, projection du film Alphabet, d'Erwin Wagenhofer. 

Toute l'info sur  http://andrestern.ca

Calendrier
Réservations

Au plaisir de vous y rencontrer !

L'équipe J'OSE la vie !

mardi 9 juin 2015

Évaluer la 'scolarisation à domicile' comme on voit une étoile filante : découvrir un nouveau milieu


Je viens de voir deux étoiles filantes !
Attendez, je vous raconte. Je viens de vivre non pas un mais deux de ces ''aha moments'' comme les appellent les anglophones.

Évaluer ? Observer, d'abord. Je fais la révision d'un document à propos d'ententes et de modalités pour 'évaluer la scolarisation à domicile', où nous parlons de voir à ce que les intervenants (scolaires, pour le moment) reçoivent une formation/information juste, ceci étant essentiel afin de ne pas confondre ou comparer le vécu de ce choix éducatif avec un vécu scolaire.

Il faut savoir que la scolarisation est souvent l'unique lieu-et-mode d'apprentissage que ces gens - et la majorité de nos concitoyens - voient et donc, connaissent.

Prendre le temps d'apprendre à (re)connaître d'autres lieux et modes d'apprentissages est pourtant fascinant, et tout simple puisque l'apprentissage se vit constamment. C'est ce que Stéphane et moi avons fait, comme bien d'autres parents. C'est ainsi qu'on (re)découvre ce qu'est l'enfant. De plus en plus souvent aujourd'hui, la science démontre ce que nous sommes très nombreux à avoir observé.

Par l'observation, on apprend à voir ce que l'enfant apprend, ce qu'il aime et veut connaître, de quelle façon et selon quels rythmes propres il le fait. On observe l'utilisation et l'utilité de ces apprentissages, dans sa vie, à court et à long terme. On en voit aussi l'effet en lui, en soi, et autour de nous.

Pour ce document, donc, je fais plusieurs suggestions dont celle d'apporter cette précision que la communication repose sur la confiance. 
« Pour communiquer, il faut s'aimer. » disait un auteur dont j'ai oublié la signature. (Était-ce Fotinas?)
Attitude, confiance
C'est alors que je réalise (1er aha moment)  que cette attitude de confiance dont on parle avec l'écologie de l'enfance est la même ici. Oh! je le savais déjà, bien sûr, mais parfois, on réalise de nouveau et l'effet est plus vivace, plus fort, plus net, bref, vous savez de quoi je parle.

L'attitude de confiance que peuvent choisir d'adopter les intervenants scolaires lors d'une demande d'évaluation de l'expérience éducative hors milieu scolaire leur permettra d'en apprendre plus sur ce choix éducatif différent que font des parents, québécois dans le cas qui nous intéresse. Et mieux comprendre ce choix éducatif différent permettra de même d'observer ce qu'il apporte à l'enfant, dans ses apprentissages et dans sa vie, à court, moyen et long terme. Et de là à toute la société.

C'est déjà le cas, parfois. Il y a des parents qui ont de bonnes communications avec des intervenants 'scolaires'. Bien sûr, certains n'en sentent pas le besoin et c'est très bien ainsi. Mais d'autres souffrent que ce ne soit pas le cas.

Les parents qui assument leur droit et devoir d'éducation sont des parents engagés. Si certains choisissent ensuite de témoigner de leur vécu, cela relève d'une bien grande générosité. Il s'agit de don de soi. Et pour que cela demeure un 'don', on ne saurait l'exiger, n'est-ce pas ?

Arrêtons-nous un moment.

Devant l'inconnu, confiance ou méfiance ?
Regardons comme il nous semble une évidence que la très grande majorité des gens ne témoigne pas publiquement et/ou constamment de son vécu, de ses choix, de son quotidien, de ses apprentissages ou de ses travaux ou activités. Et c'est très bien ainsi. Personne ne nous le doit et nous n'oserions imaginer la taille colossale des bibliothèques et le nombre astronomique de conférences auxquels on aurait droit sinon ! :-)
Il arrive pourtant que certaines personnes imaginent demander à qui fait un choix différent - pourtant légal, légitime, et respectueux - d'expliquer, de justifier.
Crainte ? Méfiance ? Peur de l'inconnu ? 
Le petit humain va plutôt naturellement vers l'autre, confiant... Faire de même est à la portée de chacun. Ce mouvement ne naît-il pas de la curiosité naturelle de l'humain de vouloir explorer, découvrir et comprendre le monde dans lequel il vit ?

Être témoin d'un apprentissage, comme voir une étoile filante
Maintenant, revenons à cette 'évaluation' dont nous parlons ici, et qui devient un témoignage de vie que choisissent de faire certains parent.
En être témoin, c'est avoir la chance, inouïe, d'avoir accès au vécu de l'autre. Comme lors de ce moment où l'enfant comprend quelque chose de nouveau, là, devant nous, live

L'enfant ne nous doit pas ce témoignage, qui se produit pourtant à l'occasion. Lorsque j'ai eu la chance de l'observer, à quelques reprises, je me suis sentie d'un coup emplie de gratitude, je dirais même d'une certaine grâce. Comme lorsque j'ai eu la chance de voir une étoile filante, en roulant sur l'autoroute, un soir d'été. Moment magique, qui plus est avec mon fils à mes côtés ! Magique et banal tout à la fois. 

Pour l'apprentissage, c'est pareil. C'est naturel, ça arrive, c'est normal. Une connexion de plus entre nos neurones, un moment comme il s'en vit des centaines au quotidien dans le cerveau de chacun, le mien, le vôtre. Mais en être témoin, pour moi, est comme partager la connexion qui vient de se faire dans le cerveau de mon enfant et du même coup ressentir une connexion entre lui et moi. 
Comme une étincelle qui jaillit de mon cœur. 
Comme une étoile filante.
Cadeau du ciel.

Découvrir un nouveau milieu
Alors vient mon second aha moment de la soirée ! Je rédige, relis, révise. Je songe à ces gens des milieux scolaires qui apprennent, apprendront, ce qu'est ce vécu différent, petit à petit, en (r)établissant, en choisissant, une communication basée sur la confiance et le respect. Et tout à coup, les mots me parlent :  ce sera, pour eux, comme découvrir un nouveau milieu. Constater la différence entre milieu scolaire et milieu familial et social.
Le mot milieu est venu. Une étincelle qui jaillit. Comme l'étoile filante... file.

Apprendre à découvrir un nouveau milieu. Voilà où se situe le choix à faire en matière d' 'évaluation de l'apprentissage hors école'. L'enfant vit - et, forcément, vit ses apprentissages - en milieu scolaire et/ou en milieu familial et social. Le milieu fait la différence.

Un vécu différent, une séquence personnelle
Et cette nuit, en travaillant, je pense que ce mot pourra être utile au parent qui voudra témoigner, exprimer en quoi, pourquoi, comment, l'apprentissage de son enfant est vécu différemment du vécu scolaire. Il est différent sans pour autant être moindre ou pouvoir être amoindri par l'idée que voudrait s'en faire qui ne connaîtrait par un rythme distinct, une séquence étrangère, une fréquence inconnue, propre à chaque enfant, et porteuse de ce qu'il est, aime, fait. Et fera.

Avec une attitude de confiance et de respect envers l'enfant, moi, le parent, j'apprends beaucoup. Cela m'apporte bonheur, et de là reconnaissance, gratitude, envers la vie et ceux que nous avons appelés à la vie.

Avec cette même attitude de confiance et de respect envers le parent, l'autre  - employé du milieu scolaire, ami, voisin, collègue, etc. - apprendra beaucoup aussi, j'en suis convaincue. Et il aura alors devant lui, en lui, le potentiel d'être heureux et reconnaissant de ce don de soi, de cette générosité que lui aura offerte ce parent.
Mon espoir, ce soir, est que chacune, chacun, voit cette étoile filante en roulant sur l'autoroute un soir d'été. Et, comme ça a été le cas pour moi et pour bien d'autres parents, je souhaite que la magie de ce moment banal le ramène à sa propre enfance, à ses apprentissages, à ce qu'il aime, à faire les choix qu'il veut faire, de vrais choix. 
Avec confiance, et respect.

C'est le vœu que je fais ce soir, et deux fois plutôt qu'une, car, ce soir, j'ai vu deux étoiles filantes. J'y mets toute mon énergie et j'ose espérer que, bientôt, le Québec devienne un modèle en ce sens. 


Édith

mardi 2 juin 2015

Changement au présent, guérison du passé, espoir pour le futur

Auteure : Sandra Dodd
Traduction: J'OSE la vie !

photo : J'OSE la vie !
« Souvent, les gens résistent à l'idée que vivre le 'unschooling' implique plus que de laisser leurs enfants jouer. Ils n'aiment pas penser que ça implique de changer soi-même.

Peu à peu, pourtant, la liberté de l'enfant crée un nouveau relâchement chez les parents. Et à mesure que l'un augmente, l'autre aussi. Quand un parent atteint un point sensible où il ressent jalousie et ressentiment, c'est souvent un signe qu'il y a un souvenir d'enfance douloureux qui n'a pas encore été mis à sécher.

Quand on est tenté de dire "non", et qu'on a cette petite conversation intérieure qui conduit à penser "Pourquoi pas ?", ça peut être la guérison qui se présente. 


Quand j'en suis là, je revois ma maman dire non, puis je l'imagine avoir été suffisamment ouverte pour dire oui plus souvent, et je me représente moi dans mon enfance ayant un frisson de liberté et d'approbation. Il y avait une certaine liberté et certaines approbations mais je peux en imaginer beaucoup plus, et en arroser mes enfants.

Parfois, j'imagine ma grand-mère dire "oui" beaucoup plus souvent à la jeune fille qu'était ma maman, et je pense que peut-être si ma maman avait eu plus de liberté, elle en aurait eu plus à propager partout. J'espère que mes enfants n'auront pas à penser autant avant de dire oui à leurs enfants.

D'autres personne ont mentionné se sentir plus légères et moins liées aux "il faut" [lors de leur cheminement]. Il ne semble pas y avoir d'importance entre le fait de commencer par les questions "éducatives" ou plutôt par des questions générales à propos de parentalité, tout se construit ensemble. Toutes les relations vont mieux. » ~ Sandra Dodd