mercredi 21 décembre 2016

5 jours à Paris : 2 véganes, 1 mini budget

Paris, Londres, ces noms qui font rêver bien des Nord-américains !

Découvrir ces villes lors d'un tout premier périple de l'autre côté du grand océan en la compagnie fort agréable de Jérôme a été une aventure mémorable.


journaljose.blogspot.com / petiteetgrandebretagnes.blogspot.com
Eiffel illuminée - mai 2016 (photo : J'OSE la vie!)
Mère et fils véganes depuis plus de dix ans, l'aspect « qu'est-ce qu'on mangera ? » n'était pas particulièrement un souci pour nous qui sommes depuis longtemps abonnés aux fruits et légumes de saison, à vivre sur un budget et à lire les étiquettes. Nous offrons tout de même ici un aperçu de notre petite préparation et partageons quelques savoureuses découvertes !

Ce récit se veut surtout celui de notre joie de découvrir et d'apprendre toujours et partout. Nous le partageons ici espérant qu'il vous soit utile, inspirant, divertissant, ou un peu de tout ça. 

Paris, la Magnifique

Toutes sortes d'espaces, petits, grands, souvent étroits ou colorés. Des touches vertes ou florales à hauteur d'humain à ce camaïeu de gris à hauteur d'Eiffel, Paris - « immense désert d'immeubles » aux yeux de Jérôme - nous a touchés par sa beauté exotique et son Histoire, que nous découvrons un pan à la fois.
 
Envie de lire la suite ? 
Par ici le carnet voyage Paris : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/07/decouvrir-paris-deux-veganes-et-un-mini.html

mardi 20 décembre 2016

Recettes de grand-maman à la mode végane

Le livret proposé aux participants de la campagne d'échanges équitables que j'ai tenue au printemps est arrivé !

Pour en savoir plus, visitez le nouveau billet sur le blog Petite et Grande Bretagnes : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/12/les-recettes-de-grand-maman-facon.html

Un aperçu ci-dessous (cliquez sur les images pour agrandir et télécharger).
Enjoy! :-)





 

dimanche 20 novembre 2016

Congrès Écologie de l'enfance 2016, en images et en musique



2è édition du congrès Écologie de l'enfance, en images et en musique : « L'attachement qui donne des ailes ».

Avec Arno Stern, Sophie Rabhi, Peter Gray, Jacynthe René, Dr. Pierre Lévesque, Lysane Grégoire, Thierry Pardo, Marike-Reid-Gaudet, André Stern, Édith Chabot-L.

Merci à tous, participants, intervenants, collaborateurs et commanditaires, pour cette grande et importante rencontre, pour l'Enfant !

Édith, pour toute l'équipe du congrès

vendredi 21 octobre 2016

Mon mandat à l'AQED et mon travail à l'Écologie de l'enfance

automne 2016
journaljose.blogspot.com

Bonjour, je m'appelle Édith Chabot (C. Laflamme, pour les intimes).
Je suis mariée et mère de deux jeunes adultes, responsable francophone du mouvement Écologie de l'enfance, citoyenne engagée pour le retour à la confiance et au respect de l'enfant.

Depuis que je suis devenue maman, il y a près de 25 ans, je me sens interpellée par l'écart entre l'accueil attendu par l'enfant - qui vient au monde - et celui qui lui est concrètement réservé dans nos sociétés.

Mon travail depuis une vingtaine d'année à l'observation et à la diffusion m'a amenée à m'engager pour l'écologie de l'enfance, mouvement pour lequel j'ai créé un congrès international dont les 2 premières éditions se sont tenues à Montréal, en 2014 et en 2016.

Il y a quelques années, on m'a demandée à quelques reprises de joindre le C.A. de l'AQED. Je m'y suis présentée en 2014, devant l'Assemblée Générale des membres, apportant mon expérience, celle de notre famille, et cette nouvelle attitude face à l'enfant qu'est l'écologie de l'enfance.

L'écart entre comment l'enfant apprend et comprend les choses, et ce que nous, adultes, avons appris à attendre de lui, m’avait amenée à faire recherche et réseautage sur l’aspect légal au Canada et ailleurs, mais aussi sur l’aspect scientifique de l’apprentissage.

J'ai joint le C.A., puis le comité de soutien légal, où j'ai aussi porté cette attitude auprès des parents-membres qui le souhaitaient depuis plus ou moins longtemps et ne se sentaient pas soutenus en ce sens.

D'importantes rencontres ont eu lieu. Avec l'avocat, et des parents-membres de l'association; avec les employées du DPJ en Outaouais lors de leur réunion annuelle 2015 où nous étions invités à venir présenter l'AQED, l'apprentissage en famille, et répondre aux questions; puis en janvier dernier, avec le responsable du dossier au Ministère de l'éducation pour un suivi du Rapport de la Protectrice du Citoyen.

Au sein de ce comité, j'ai apprécié travailler en étroite collaboration avec les parents et avec l'avocat conseil de l'association : apporter et diffuser l'information manquante, faire de la recherche au besoin, proposer des actions, toujours dans ce but de faire avancer les choses au Québec. Pour les familles membres AQED. Pour l'Enfant.

Tout au long de ces deux années, outre les discussions écrites et procès-verbaux de nos réunions, les Infolettres et compte-rendus publiés dans le Portfolio, j'ai déposé des écrits issus de mes observations au sein du C.A. ainsi que des suggestions d'actions à porter pour les mois/années à venir : la plus urgente étant un appel clair à l'AQED à devenir diffuseur d'information - de ce qu'est un enfant, de ce qu'est l'apprentissage, qui ne peut qu'être autonome - particulièrement auprès des milieux liés à l'enfance ou à l'apprentissage (écoles, C.S., MESRS, DPJ, etc.).

Mon mandat s'est terminé il y a quelques mois. En mai, je déposais les rapports annuels de la présidence avant de quitter. Étant à l'étranger lors de l'AGA, une membre active de l'association a été légalement mandatée pour en faire la lecture en mon nom. Je la remercie pour son engagement.

De ces multiples rapports, retenons que j'appelais les porte-paroles de l'association à bien connaître les 'apprentissages autonomes' en particulier, afin de respecter cet objectif de représenter toutes les familles-membres. Ultimement, j'y invitais tous les parents « à regarder, à chaque instant, ce que nous pouvons faire ensemble, les uns AVEC les autres. »

Au-delà de ces sempiternelles comparaisons entre les idées, approches, méthodes ou pédagogies de l'un ou de l'autre, et qu'on sait obsolètes maintenant que la science (la neurobiologie, par exemple) démontre ce qu'on sait tous d'instinct depuis toujours, c'est-à-dire que l'enfant vient au monde avec une panoplie d'incroyables dispositions spontanées pour apprendre et grandir, j'ai proposé de partir plutôt de l'enfant. Cette attitude en est une d'ouverture sincère, à l'enfant et, inévitablement, à soi-même, et à l'autre. Une nouvelle attitude qui fait boule de neige et nous (r)amène, tous ensemble, à agir pour le bien-être de chacun, et, par là même, de toute la société.

Parce qu' « il n'y aura pas de paix sur Terre tant qu'on ne sera pas en paix avec l'enfance ». (~André Stern)

Édith Chabot-L.
***


Rapport annuel de la présidence

A.G.A. AQED 2016

Mot de la fin 

Brefs extraits :



« Je me suis présentée à vous en 2014 avec le souhait d'apporter mes connaissances et l'expérience de ma famille afin d'aider à faire refleurir la confiance et le respect dans les dispositions natives de l'enfant. Mon souhait a dû rencontrer un terreau fertile, je vois de plus en plus de jeunes pousses vertes et de fleurs épanouies partout autour. C'est réjouissant ! Mon mandat au sein du C.A. s'achève ici, et c'est animée d'un sentiment bien particulier, celui du devoir accompli conjugué à beaucoup d'espoir pour la suite des choses, que je termine pour reprendre ailleurs d'autres dossiers urgents. »



« Remerciements :

  • À nos fils, pour le prêt d'un ordinateur et pour m'avoir prêté tour à tour leur espace et accepté des entorses à leur horaires pour les réunions du C.A.; pour leur présence, et pour le temps qu'ils ont pris pour répondre si souvent à toutes ces questions de parents tantôt inquiets, tantôt curieux;
  • À Stéphane, de porter tout ces projets avec moi;
  • À Esther, enfin, qui a accepté ma demande de remplacement aujourd'hui, me permettant d'être un peu avec vous par sa voix;
  • Enfin, merci à chacune, chacun, de vous, parents engagés. Grâce à vos actions, votre présence auprès des vôtres, vos témoignages souriants, vous faites du Québec un endroit meilleur où vivre avec nos enfants ! »

Édith Chabot, présidente par intérim, mandat achevé, 21 mai 2016

mercredi 31 août 2016

Communiqué de presse : Congrès Écologie de l'enfance 2è édition, Montréal, 23-25 septembre 2016

écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 23 au 25 septembre 2016
l'attachement qui donne des ailes
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate

Québec, 25 août 2016 – Et si nous posions un regard neuf sur l'enfance ? « L'enfant, gardien de nos potentiels ».


Et si on s'arrêtait un moment pour observer l'enfant ?

C'est l'invitation que lancent Édith Chabot, maman québécoise et citoyenne engagée pour le retour à la confiance en l'enfant, et André Stern, conférencier de renommée internationale et auteur, entre autres, de ...Et je ne suis jamais allé à l'école, pour cette 2è édition du Congrès de l'écologie de l'enfance les 23, 24 et 25 septembre prochain à l'hôtel ALT Griffintown à Montréal.

Au programme  : Jacynthe René, comédienne, fondatrice d'une école alternative et auteure de Respirer le bonheur; Arno Stern, pédagogue et auteur de nombreux ouvrages sur l'enfance; Dr. Pierre Lévesque, obstétricien-gynécologue spécialiste de l'allaitement; Sophie Rabhi, fondatrice de la Ferme des Enfants (France); Dr. Peter Gray, professeur chercheur en psychologie du développement (Boston College); Marike Reid-Gaudet, sociologue et chercheuse et Thierry Pardo, docteur en éducation (UQAM); Édith Chabot, organisatrice du congrès, blogueuse et membre du comité de soutien légal de l'AQED; André Stern, initiateur du mouvement; et Lysane Grégoire, membre fondatrice du Groupe MAMAN et directrice de Mieux-Naître à Laval.

Cet événement saura intéresser chacun, qu'il vive ou travaille avec des enfants ou qu'il vienne y réfléchir à ses choix de vie.

Le congrès accueillera également deux lancements d'importance : Semeurs d'enthousiasme, la deuxième édition du manifeste pour une écologie de l'enfance d'André Stern, dorénavant préfacé par Sir Ken Robinson (le TED Speaker le plus célèbre de l'Histoire), ainsi que la nouvelle édition - augmentée - du livre de Charles Caouette, Éduquer. Pour la vie ! (Écosociété). Ces deux ouvrages seront lancés en clôture de la journée du samedi, lors d'un cocktail offert pour l'occasion.

Enfin, pour répondre à la demande générale, Alphabet, la peur ou l'amour, le dernier film du cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer (We feed the world et Let's make money) fera l'ouverture du congrès en présence d'Arno et André Stern, tous deux protagonistes du film.

Horaire :
• Vendredi 23 septembre 2016, 19h00 : Montréal, Hôtel ALT Griffintown, projection du film Alphabet.
• Samedi 24 septembre, de 8h30 à 17h00 : Montréal, Hôtel ALT Griffintown, congrès.
• Samedi 24 septembre, 17h30 : Hôtel ALT Griffintown, cocktail double lancement en présence des auteurs.
• Dimanche 25 septembre, de 9h00 à 17h00 : Montréal, Hôtel ALT Griffintown, congrès.

Entrée : Prévente jusqu'au 4 septembre 2016 : 175$ - À partir du 5 septembre : 205$ - À la porte : 300$
Places limitées
Détails et inscriptions en ligne au : http://ecologiedelenfance.com

--30 –

Source: Édith Chabot, responsable francophone écologie de l'enfance

lundi 15 août 2016

dimanche 7 août 2016

mardi 5 juillet 2016

Proposer à l'enfant...

Extrait d'une discussion, ce jour :
 
« Il y a un écart qui peu sembler très fin et qui pourtant est un ravin, entre proposer quelque chose [à l'enfant] parce que ce serait utile (pour calmer nos inquiétudes, ou celles de l'autre parent, ou de la famille, ou des amis, ou des collègues, ou de l'inspecteur), et proposer quelque chose qui soit très probablement, selon notre instinct de parent, quelque chose que notre enfant va adorer parce qu'il est totalement engagé dans cet enthousiasme en ce moment et ce, TOUT EN n'ayant aucune, mais alors là aucune attente sur quoique ce soit. Ni sur la possible réponse (ou absence de) à cette proposition, ni sur la durée, soit-elle de une seconde à mille ans. » ~ Édith Chabot-L.


lundi 4 juillet 2016

De retour !

Bonjour, bonjour !
Nous sommes de retour depuis quelques semaines déjà mais le quotidien nous a attrapés
au vol comme on pouvait s'y attendre.

En attendant la fin du tri des photos et de la rédaction de récits racontant un peu notre premier séjour européen, je tenais au moins à vous avoir dit bonjour et fait un suivi avec vous de ma campagne d'échanges.

vendredi 27 mai 2016

Le choix d'une éducation libre, conférence à Plumergat, 3 juin 2016

Je suis ravie d'accepter l'invitation de Catherine, et de l'Université Terre et Mer, de venir vous rencontrer, cousins français !
D'autant plus dans ce coin de pays d'un de nos ancêtres, Laflamme, descendant de Quémeneur !! :-) (Il me fera plaisir d'expliquer sur place, si on me pose la question.)
À très bientôt,
Édith

vendredi 6 mai 2016

La Dompe ou que faire de tous ces déchets ?

Un photographe français stocke 4 ans de déchets pour dénoncer l’inutilité des emballages.
http://www.consoglobe.com/dechets-inutilite-emballages-cg

Il y a quelques années, une équipe canado-américaine abordait le sujet dans cet excellent court métrage réalisé lors du Kabaret Kino du FFPE (Festival de Films de Portneuf sur l'Environnement) :



Synopsis : Dans cette fable moderne, un consommateur de tous les jours se voit pris dans un embourbement lorsque la ville cesse la collecte des déchets. Sa solution au problème parodie la réponse inappropriée de notre propre société face aux enjeux environnementaux, et notre entêtement à conserver des gestes quotidiens destructeurs.

dimanche 17 avril 2016

Deux histoires et une campagne d'échanges … équitables !

Chers parents, chers amis, ou chers amis de parents d'amis,

Aujourd'hui, j'utilise ce blog pour quelque chose de plus personnel. Si le cœur vous en dit, vous êtes invités à suivre ces deux histoires - et la campagne Petite et Grande Bretagne - sur un autre blog, que je tiens pour l'occasion, et dont le lien est à la fin de cette publication, ci-dessous.
Au plaisir,
Édith

--
J'ai deux petites histoires à vous raconter.
De ces petites histoires qui font la vie, tissant notre grande histoire, à chacune, chacun.

Une histoire

Il y a quelques années, alors qu'ils séjournaient au Québec, nous avons fait la connaissance de Béné et PiM. D'abord par courriel - pratique, internet! - puis 'en vrai', en chair, en os, et en émotions! Les amoureux bretons avaient traversé l'Atlantique pour le travail, mais les circonstances faisaient que c'est aussi ici qu'ils allaient, un moment, 'faire leur nid'. […|

Pour connaître la suite, c'est par ici : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca

vendredi 15 avril 2016

Et si apprendre ne l'intéresse pas ? - par Joyce Fetteroll

Traduction de l'article de Joyce Fetteroll : What if they aren’t interested in learning?
par Claire Darbaud et Béatrice Mantovani
Merci à Beatrice pour le partage.

« Mon mari se demande:
- Est ce que ça pourrait arriver qu’un parent fasse du unschooling mais que l’enfant soit trop paresseux, ou totalement désintéressé des choses qu’il aura besoin de savoir dans la vraie vie ? Est ce que le unschooling peut échouer avec des enfants comme ça ? Est-ce vraiment mal d’avoir des attentes ?
Quand on aborde quelque chose de nouveau et qui semble potentiellement désastreux, on suppose que les gens qui font ça, soit :
1) ne se soucient pas de leurs enfants,
2) ils ont un problème dans la tête qui les empêche de voir l’évidence.

Les peurs que votre mari exprime sont tout à fait normales. Tous les parents qui font du unschooling sont passés à travers ces peurs là et la plupart continuent de passer à travers des moments de panique périodiques.

Jérôme peint - 2011 (photo : J'OSE la vie !)
Ces craintes là ne peuvent pas être apaisées par la logique. D’un point de vue «scolaire», ces craintes sont tout à fait fondées. Ce qui aide à les éliminer c’est d’avoir une connaissance approfondie et une expérience directe du unschooling.

Ce que les unschoolers expérimentés ont, c’est une grande connaissance des résultats du unschooling et de ses autres avantages. Ils comprennent comment et pourquoi on apprend et le pour et le contre de l’apprentissage sous contrainte par rapport à un apprentissage guidé par la curiosité. »

Pour lire la suite, c'est par ici
Allez-y ! Ça vaut vraiment le déplacement. :-)
Édith

mardi 12 avril 2016

Michel Odent en conférence à Sherbrooke, au Québec !

Notre cher Michel Odent, conférencier de l'Écologie de l'enfance, est au Québec Émoticône smile
On en parle dans la Presse !
photo : gracieuseté Michel Odent
«Je ne soulève toujours que des interrogations. On est au bord de l'abîme, à un point où la domination de la nature par l'homme atteint ses limites. C'est vrai pour l'agriculture, pour le climat, pour l'histoire de la vie humaine. On bouscule les lois de la sélection naturelle, on bouscule l'équilibre physiologique de la naissance. L'épigénétique nous le révèle : lorsqu'une fonction physiologique n'est pas utilisée, elle s'affaiblit. Or, la sécrétion naturelle d'ocytocine est de moins en moins sollicitée, tant l'ocytocine de synthèse est répandue.»
Son utilisation perturbe le cocktail hormonal qui se met en place lors de la naissance. Cocktail nécessaire, précise l'obstétricien et penseur. 
«C'est sérieux. L'ocytocine est une hormone qu'on utilise dans la vie quotidienne. Elle intervient notamment dans l'amour, la compassion, l'empathie.» 
L'homme de sciences est néanmoins optimiste : «Une prise de conscience est possible. Le pouvoir de la science moderne de remettre en cause ce qui est traditionnellement admis est porteur d'espoir. […] »
***

Un tournant dans l'histoire de la naissance - Conférence de Michel Odent

Ce soir, 12 avril, 19h00, Auditorium de l'hôpital Hôtel-Dieu (rue Bowen, Sherbrooke)

jeudi 17 mars 2016

Video games, that's amore !

Étant tous trrrrrès occupés à tant de choses, qui touchent toutes quelque part le retour de la confiance et du respect en l'Enfant, notre blog est bien tranquille depuis un moment.

Ayant toujours bien présentes à l'esprit toutes ces questions de parents que nous rencontrons ou lisons, hier matin, j'ai eu très envie de venir vous partager un moment comme tant d'autres, un instantané bien ordinaire de notre quotidien.

À vous tous qui nous demandez si souvent toutes ces questions sur l'apprentissage informel, la vie quotidienne, etc., après avoir dansé dans la cuisine, sous les yeux souriants de notre fils, mon enfance serrée sur mon coeur, je vous raconte... une autre histoire de 'jeux vidéos' ! :-)

Tout intérêt, tout, est digne d'enthousiasme, déjà, et tout, peut (ou pas) devenir le nouveau centre d'où part une infinité de traces, de points, de couleurs aussi, et ce centre, à son tour, s'ajoutera à quantité d'autres centres, lesquels, ensemble, formeront une immense toile : cette grande toile tissée de tous les moments de notre vie. Une oeuvre d'art unique.
Cette vision parle bien à ce qui, en nous, apprécie l'art, la beauté. 
Maintenant, si on veut toucher notre esprit scientifique, on pourrait aussi regarder un enthousiasme comme on regarde l'infini. 
Je m'explique. 

Lors d'une conférence sur l'infini, le conférencier dessina un axe sur lequel il plaça le 0, puis 1, 2, 3, et -1, -2, -3, etc. … jusqu'à l'infini. Bref, vous connaissez. Puis, il ajouta quelques fractions : 0,5 entre 1 et 2; 0.25 entre 0 et 0,5 ainsi de suite, démontrant ainsi aux jeunes (et moins jeunes) participants à cette conférence organisée par un club d'astronomie qu'il faudrait allonger sans cesse l'axe car entre chaque fraction on peut en placer d'autres … à l'infini! 
Vous saviez ça, bien sûr, alors je termine ici cette petite intro et j'entre dans le vif du moment.

Donc, quelque part entre 7,7 et 7,77 sur l'axe de l'enthousiasme 'jeux vidéos' de Jérôme est venu, hier matin, se placer, ceci (allez, allez, on monte le volume !) :


Je me suis retrouvée, d'un coup, il y a 40 ans : maman sort le 33 tours de l'enveloppe bleue et le dépose sur le tourne-disque (c'est ainsi qu'on l'appelait alors). Quelques secondes d'attente -  le temps que le cliquetis du bras automatisé dépose l'aiguille dans les microsillons - pendant lesquelles je suis attentive à ne presque plus respirer, et le miracle se produit à nouveau : la voix du crooner m'entraîne dans un autre temps, un autre espace.  L'album de maman, sa voix quand elle reprend le refrain, la musique, les mots que je ne comprends pas, mais peu importe : that's amore ! ♥

Aujourd'hui, je la chante aussi. Du moins, les premières lignes, dont je me rappelle un peu. Et la chanson se termine, la musique s'éteint, je raconte ce souvenir à notre fils, reliant ainsi trois générations autour d'une même chanson… par la magie de l'enthousiasme pour les jeux vidéos. 
(Vous vous demandez quoi, comment, où, sur cet axe, peut-on croiser Dean Martin ? Allez, on chante encore une fois et je vous donne un indice, d'accord ?)

Amusés tous les deux, on fait une nouvelle recherche et la magie technologique nous présente cet extrait d'un film des plus fifties :


Ahhh, la magie de l'enthousiasme !

Pour que vous puissiez attraper, vous aussi, cette heureuse contagion, je vous ai promis un indice quant au « lien » alors le voici : 

- origine du héros d'un jeu vidéo et de ce chanteur et acteur qui - croyons-le ou non - a délogé les Beatles du hit parade en 1964 !! Quand même, hein ! 

Alors, je vous laisse jouer à la devinette ? Chercher ces bouts de fil qui ont mené de ceci à cela, réunissant, à nouveau, des bouts d'histoire de trois générations chez nous ?

En vous souhaitant beaucoup d'enthousiasme, comme dirait quelqu'un qu'on connaît. ;-)

Et de la confiance, encore et toujours,

Édith et Jérôme
P.S. Revenez nous dire si vous trouvez, hein ?!
--

Depuis, on ne peut plus s'empêcher de chanter (et hop, un indice de plus…) 
"When the moon hits your eye like a big pizza pie
That's amooooore ! …" ;-)

Jusque sous les crocs de l'ours polaire, hier après-midi !!
Really !

lundi 11 janvier 2016

Sandra Dodd, première fan américaine de David Bowie

Dès que j'ai ouvert internet ce matin et appris son décès, je me suis rappelée cette histoire de correspondance sur le site de Sandra Dodd il y a quelques années, et qui m'avait émue.

Peut-être parce que je suis, moi aussi, une grande fan d'un auteur/chanteur - Sir Paul, pour ne pas le nommer - dont les chansons, les mots, me touchent et ont porté bien des moments de ma vie.

Triste de cette annonce aujourd'hui, je me suis sentie quelque part réconfortée que les mots de Sandra aient, un jour, rencontrés ceux du jeune David (Jones) Bowie.
  
Un peu d'Histoire
Son oncle dirigeait la programmation d'une station de radio où le rock n'était pas à l'honneur; il offrait à sa fille les albums promotionnels reçus. Cette dernière les écoutait avec sa cousine : Sandra.

Ce jour de 1967, c'était un album du jeune Bowie qu'écoutaient les cousines.
Sandra aime ses chansons, elle décide de lui écrire.
Sur la pochette, une adresse à New York.
La lettre lui revient avec une sympathique mention : l'adresse de l'agent de Bowie, au Royaume Uni.
Elle l'envoie de nouveau, outremer, cette fois. 

Touchée par ses chansons, elle lui écrit qu'elle a aimé son écriture, que ses chansons étaient bonnes. Elle pense avoir dit qu'elles étaient « aussi bien que celles des Beatles. » :

Et le jeune David, heureux de trouver là sa première American fan s'assis de suite pour lui répondre, faisant ainsi attendre son agent :

La réponse, Sandra Dodd l'a toujours conservée. 
Et publiée sur son site web il y a plusieurs années.
Elle regrette encore aujourd'hui de ne pas avoir conservé de copie de sa propre lettre:

Sandra a pris le temps de répondre aux médias aujourd'hui, et de laisser des traces comme elle le fait si bien. C'est de l'Histoire, dit-elle, avec raison.
Et une belle histoire. 
De la rencontre des mots de deux auteurs.  
Les grands esprits se rencontrent, dit-on parfois dans des situations comme celle-là.

Depuis longtemps, je vois un lien entre toutes ces petites histoires, ces moments de vie, et l'attitude 'unschooling', le sujet de travail et d'écriture de Sandra Dodd.

Cette attitude me permet de ressentir profondément que chaque petit moment est une part de l'Histoire et ne reviendra jamais, une autre bonne raison de respirer et de dire et agir comme je souhaite que la vie, les relations et les souvenirs soient.
 
On écrit l'Histoire comme on la vit.
À chaque jour. 
À chaque instant.
Pour moi, chaque moment vécu est une perle qui s'enfile sur le collier de ma vie.

Ses mots et ses proches nous disent que David Jones en était parfaitement conscient lui aussi.

R.I.P. David Bowie

Édith

Pour en savoir plus :