lundi 11 janvier 2016

Sandra Dodd, première fan américaine de David Bowie

Dès que j'ai ouvert internet ce matin et appris son décès, je me suis rappelée cette histoire de correspondance sur le site de Sandra Dodd il y a quelques années, et qui m'avait émue.

Peut-être parce que je suis, moi aussi, une grande fan d'un auteur/chanteur - Sir Paul, pour ne pas le nommer - dont les chansons, les mots, me touchent et ont porté bien des moments de ma vie.

Triste de cette annonce aujourd'hui, je me suis sentie quelque part réconfortée que les mots de Sandra aient, un jour, rencontrés ceux du jeune David (Jones) Bowie.
  
Un peu d'Histoire
Son oncle dirigeait la programmation d'une station de radio où le rock n'était pas à l'honneur; il offrait à sa fille les albums promotionnels reçus. Cette dernière les écoutait avec sa cousine : Sandra.

Ce jour de 1967, c'était un album du jeune Bowie qu'écoutaient les cousines.
Sandra aime ses chansons, elle décide de lui écrire.
Sur la pochette, une adresse à New York.
La lettre lui revient avec une sympathique mention : l'adresse de l'agent de Bowie, au Royaume Uni.
Elle l'envoie de nouveau, outremer, cette fois. 

Touchée par ses chansons, elle lui écrit qu'elle a aimé son écriture, que ses chansons étaient bonnes. Elle pense avoir dit qu'elles étaient « aussi bien que celles des Beatles. » :

Et le jeune David, heureux de trouver là sa première American fan s'assis de suite pour lui répondre, faisant ainsi attendre son agent :

La réponse, Sandra Dodd l'a toujours conservée. 
Et publiée sur son site web il y a plusieurs années.
Elle regrette encore aujourd'hui de ne pas avoir conservé de copie de sa propre lettre:

Sandra a pris le temps de répondre aux médias aujourd'hui, et de laisser des traces comme elle le fait si bien. C'est de l'Histoire, dit-elle, avec raison.
Et une belle histoire. 
De la rencontre des mots de deux auteurs.  
Les grands esprits se rencontrent, dit-on parfois dans des situations comme celle-là.

Depuis longtemps, je vois un lien entre toutes ces petites histoires, ces moments de vie, et l'attitude 'unschooling', le sujet de travail et d'écriture de Sandra Dodd.

Cette attitude me permet de ressentir profondément que chaque petit moment est une part de l'Histoire et ne reviendra jamais, une autre bonne raison de respirer et de dire et agir comme je souhaite que la vie, les relations et les souvenirs soient.
 
On écrit l'Histoire comme on la vit.
À chaque jour. 
À chaque instant.
Pour moi, chaque moment vécu est une perle qui s'enfile sur le collier de ma vie.

Ses mots et ses proches nous disent que David Jones en était parfaitement conscient lui aussi.

R.I.P. David Bowie

Édith

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