mercredi 27 décembre 2017

Nos beignes végétaliens de Noël - Grandma's vegan donuts



Chaque année, quelques jours avant Noël, nous nous rassemblons dans la cuisine des grand-parents pour faire des douzaines et des douzaines de beignes.

Chaque année, nous en offrons à nos proches qui ont l'air d'apprécier.
Chaque année, je publie des photos de cette journée traditionnelle sur facebook.
Chaque année, on nous demande la recette.
D'habitude, nous varions les recettes et en faisons 2 ou 3 différentes, mais cette année, nous avons décidé de répéter trois fois la même. 14 douzaines !
Voici donc, pour Béné et pour vous, une de nos recettes préférées. :-)
And for you, Izabella, en English version follows. ;-)

***


Beignes aux patates de grand-maman – version végane
  • 2 ¾ tasses de farine blanche non-blanchie bio
  • 4 c. à thé de poudre à pâte
  • 1 c. à thé de sel de mer fin
  • 1 tasse de patates pilées (purée de pommes de terre en Europe;-) )
  • 2 c. à table de beurre végétal (margarine végane au goût de beurre, ou huile végétale au choix)
  • 1 tasse de sucre de canne bio équitable
  • 1 c. à table de graines de lin moulues dans 2 c. à table d'eau tiède
    ou 2 c. à thé de substitut d’œuf (ex. : Maison Cannelle) dans 2 c. table d'eau tiède
  • ¾ à 1 tasse de boisson végétale (ex : soya, amande...)
  • 1 c. thé d'essence de vanille
  • (facultatif : 2 bouchons de rhum)
Tamiser les ingrédients secs : farine, poudre à pâte, sel.
Au batteur électrique, bien battre les 5 ingrédients suivants :purée, margarine, sucre, lin et eau, ¾ de tasse de boisson végétale, vanille.
Ajouter doucement la farine au mélange liquide, d'abord au batteur électrique, puis à la cuillère de bois.
Ajouter le ¼ de tasse de boisson végétale au besoin, pour obtenir une pâte souple mais non-collante.
Sur un plan de travail enfariné, rouler la pâte au rouleau.
Découper à l'emporte pièce.
Embaucher grand-papa pour faire frire les beignets dans votre huile végétale préférée, préchauffée à 350-375°F, de 3 à 5 minutes. Tourner à mi-cuisson.
Déposer sur du papier absorbant pour refroidir.
Saupoudrer de sucre glace et déguster à Noël, et pour ne pas trop en manger, offrez-en à tous ceux que vous aimez !

Variantes :
diminuer le sucre à 2/3 tasse et ajouter ¼ de tasse de sirop d'érable bio.
diminuer la quantité de farine et ajouter du cacao bio équitable.

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

***
Grandma potato Christmas donuts – Edith's vegan version
  • 2 ¾ cups organic unbleached white flour
  • 4 C. baking powder
  • 1 C. fine sea salt
  • 1 cup mashed potatoes
  • 2 tbsp. vegan butter (vegan margarine or vegetable oil)
  • 1 cup fairtrade organic cane sugar
  • 1 tablespoon of ground flaxseed in 2 tbsp. of warm water
    or 2 C. egg substitute in 2 tbsp. of warm water
  • ¾ to 1 cup of vegan beverage (eg: soy, almond ...)
  • 1 C. vanilla essence
  • (optional: 2 tbsp. of rhum)

    Sift dry ingredients: flour, baking powder, salt.
    With an electric mixer, beat well the following ingredients: mashed potatoes, margarine, sugar, flax and water, ¾ cup of vegetable drink, vanilla.
    Slowly add the flour to the liquid mixture, first with an electric mixer and then with a wooden spoon.
    Add ¼ cup of vegetable drink if needed to obtain a soft but non-sticky dough.
    On a floured worktop, roll the dough with a rolling pin.
    Cut out with a donut cutter.
    Hire Grandpa to fry the donuts in your favorite vegetable oil, preheated to 350-375°F, for 3 to 5 minutes each. Turn halfway through cooking.
    Place on paper towels to cool.
    Sprinkle with icing sugar and enjoy at Christmas, and for not eating too much, offer some to everyone you love! :-)
variations:
→ reduce the sugar to 2/3 cup and add ¼ cup of organic maple syrup.
→ reduce the quantity of flour and add organic fair trade cocoa.

lundi 18 décembre 2017

Tout naît de notre accueil à l'enfant (petit ou grand)

Ce matin, facebook me rappelait une des mes publications de 2012.

Après cette journée de cuisine traditionnelle de nos beignes en famille, j'en ai fait une brève traduction, que j'ai choisi d'accompagner d'une photo que j'ai prise à Montréal en mai 2013. J'ai plus tard appris que cette sculpture est de l'artiste Léa Vivot, et qu'elle s'appelle... Mother and child.

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Comme vous savez, tout mon travail, toute ma vie - c'est la même chose - de maman, de blogueuse à J'OSE la vie!, d'autrice, de photographe, de citoyenne engagée, de responsable et d'idéatrice du congrès Écologie de l'enfance, tout, absolument tout, naît de cette certitude inscrite dans mon instinct depuis que je suis devenue maman (ou depuis toujours ?) que tout ce que chacun.e vit à chaque instant naît de l'accueil reçu à chaque instant. Et la science ne fait que continuer de nous le démontrer.

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souvenir facebook 2012

Si vous ne suivez pas notre page facebook, je dépose ici quelques liens et extraits d'articles sur le sujet que j'y ai partagés récemment :

Allaitement, un homme en parle - par James Akré, sociologue de formation et promoteur de l'allaitement

L'allaitement ne nous rend pas plus intelligents ; c'est plutôt le non-allaitement qui nous empêche d'atteindre notre potentiel d'intelligence. Les bébés humains ne réaliseront jamais leur potentiel génétique en ingérant du fast-food pédiatrique - je parle là des laits industriels (29) - fabriqué à partir du lait d'une espèce qui nous est étrangère.

Il n'y a pas de bénéfices de l'allaitement, il n'y a que des degrés variés de risque, pour la santé des mères et des enfants, à ne pas allaiter. En fait, vanter les « bénéfices de l'allaitement » n'a pas plus de sens que vanter les « bénéfices de marcher debout sur deux jambes ». Tous deux sont des traits qui définissent - ni plus ni moins - ce que c'est qu'être humain.

D'ailleurs, en parlant de marcher debout, il est peu probable que prôner l'exercice physique soit vu comme une tentative d'humilier les personnes en fauteuil roulant. Pourtant, certains observateurs ne se gênent pas pour clamer que le but réel de la promotion de l'allaitement est de culpabiliser les mères qui donnent le biberon.

Yes, it's Your Parents' Fault
N'ayez crainte, malgré un titre accrocheur, l'article n'est pas moralisateur. D'ailleurs, il faut bien en parler parce que chaque fois qu'on aborde le sujet de notre attitude face à l'enfant, on semble nager en pleine épouvante - peur de la culpabilité. Personnellement, une fois l'émotion respirée, (oui, la peur est une émotion), je trouve bien au contraire que c'est responsabilisant, que ça permet de reprendre chacun.e notre autonomie. Se permettre enfin de regarder clairement les faits, et agir, n'est-ce pas un pas majeur vers ce retour à soi que nous valorisons tellement dans nos sociétés ?

By the end of our first year, we have stamped on our baby brains a pretty indelible template of how we think relationships work, based on how our parents or other primary caregivers treat us. From an evolutionary standpoint, this makes sense, because we need to figure out early on how to survive in our immediate environment.
 
“Our attachment system preferentially sees things according to what has happened in the past,” said Dr. Amir Levine, a psychiatrist at Columbia University and the co-author of the book “Attached,” which explores how attachment behaviors affect the neurochemistry of the brain. “It’s kind of like searching in Google where it fills in based on what you searched before.”
Et mon préféré (quand des chercheurs découvrent et démontrent ce que nos enfants nous ont montré, ce que nous avons vu et vécu depuis des décennies...) :
How often you hold your baby actually affects their DNA, study finds
A loving mother’s caress is more than simple comfort to an infant. Scientists have known for decades that touch is critically important for a child’s healthy development, according to an article in the journal Pediatric Child Health.
But now a new study shows that the amount a baby is touched can leave lasting, measurable effects — not just on behavior or growth, but all the way down to the molecular level of the DNA. Those changes, the scientists speculate, could have negative effects on the way the child grows and develops.

Read more here: http://www.miamiherald.com/news/nation-world/national/article186889938.html#storylink=cpy
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beignes en famille - 2017

Sur ce, je vous souhaite bonnes lecture. De mon côté, j'essaie de revenir à moi, cad de retourner à mon écriture un peu délaissée par tout le travail de la première tournée d'Ophélie Véron au Québec. Je ne vous dis pas sur quel sujet j'écris, si ce n'était pas déjà une évidence, je viendrais de le dire dans ce billet. ;-)


Et je vous dis, à bientôt j'espère, avec une ou deux bonnes recettes de beignes ... véganes évidemment ! :-)


Édith

P.S. Au cours de cette tournée avec Ophélie, on nous a demandé à quelques reprises quel était le 'lien' entre nous / notre travail respectif. Si vous vous posez aussi cette question, je vous dirige vers ce billet qui explique assez bien, je crois : La dignité des faibles

extrait :
« Lorsque nos enfants étaient petits, nous les avons respectés de plus en plus à mesure que nous sommes devenus plus attentifs à eux qu'à qui ou quoi que ce soit d'autre. Respect pour leur rythme, leurs besoins, leurs enthousiasmes, leurs choix. »

mercredi 25 octobre 2017

Affiche : Tournée d'Ophélie Véron au Québec du 4 au 17 novembre 2017

Quelle joie de vous présenter l'affiche de la tournée d'Ophélie Véron au Québec qui approche à grands pas !  Au programme : une dizaine de conférences, accompagnées de rencontres et dédicaces, à Montréal, Québec, Sherbrooke et Bromont. 

Et pour terminer cette première tournée en beauté, Ophélie recevra ses invité.e.s - Élise Desaulniers, Martin Gibert et Anne-Marie Roy - animation par Joseph Elfassi, journaliste - lors d'une table ronde au Salon du Livre de Montréal

Après quelques semaines d'attente, j'ai été ravie d'apprendre, le mois dernier, que ma proposition de table ronde sur le véganisme avait été retenue par le comité de sélection du Salon du Livre !! :-D Je pense même - corrigez-moi si je fais erreur - que ce sera le premier événement sur le sujet dans un salon du livre francophone. Ne manquez pas ça !


Le calendrier et toutes les infos - et modalités de réservations le cas échéant - sont ici: https://ophelieveron.com/fr/accueil/tournee-quebec-2017/

Bienvenue à chacune, chacun ! (non, non, ce n'est pas seulement pour les véganes, bien au contraire ! :-)

Au plaisir de vous y accueillir,

Édith

P.S. En attendant votre copie dédicacée, pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous invite à lire cette excellente revue du livre Planète Végane sur le site Végane Québec en cliquant sur le logo V jaune et vert, ici :
Planète végane : penser, manger et agir autrement - par Végane Québec


mercredi 18 octobre 2017

Communiqué : Lancement au Québec de « Planète Végane » et première tournée au Québec d'Ophélie Véron - Antigone XXI - du 4 au 17 novembre 2017

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
 
Québec, 18 octobre 2017 – Première tournée d'Ophélie Véron au Québec - novembre 2017

Ophélie Véron – chercheuse en sciences sociales et autrice du célèbre blog Antigone XXI – fera une première tournée de conférences au Québec du 4 au 17 novembre prochain, à l'occasion du lancement de son livre Planète Végane - Penser, manger et agir autrement.

Invitée du Festival Végane et d'universités à Montréal, la conférencière visitera également les régions de Québec, l'Estrie et l'Outaouais pour clôturer cette première tournée au Salon du livre de Montréal, où elle sera d'une table ronde aux côtés de ses invité.e.s : Élise Desaulniers, Martin Gibert et Anne-Marie Roy. Sur son itinéraire, cinq conférences différentes sont proposées pour répondre à toutes les questions possibles et imaginables sur le véganisme, que l’on soit omnivore, végé en devenir ou végane de la première heure.

Et si nous vivions sans exploiter les animaux ? Viande, fromage, laine, cuir, corrida, zoo… Au-delà d’une simple alimentation, le véganisme est un mode de vie, un engagement philosophique et un mouvement politique qui nous invite à changer notre regard sur le monde et sur notre quotidien. C’est aussi une alternative de société, qui vise tout autant à respecter la vie animale qu’à préserver la planète et les générations futures. Loin des idées reçues, Ophélie Véron signe avec Planète Végane un ouvrage riche et bien référencé. Tout y est, des origines du mouvement aux outils nécessaires pour s’engager en faveur d’un monde plus juste et solidaire. 
 
Ophélie Véron est chercheuse en sciences sociales à l'Université Catholique de Louvain et fondatrice du blog Antigone XXI. Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de Paris et diplômée de l'Université d'Oxford, elle est titulaire d'un doctorat en géographie (University College London). Ses recherches portent notamment sur les mouvements sociaux, le véganisme et les idéologies dominantes. Autrice de plusieurs livres, elle vient de publier Planète Végane aux éditions Marabout (Hachette).

« Le véganisme, ce n’est pas seulement dire non, c’est dire oui autrement. » ~Ophélie Véron
Horaire :
  • Samedi, 4 novembre : Festival Végane de Montréal, Marché Bonsecours, conférence, 16h00
  • Mardi, 7 novembre : Montréal, Librairie Zone Libre, lancement, apéro-conférence-discussion, 17h30
  • Mercredi, 8 novembre : Québec, Bibliothèque Saint-Charles, conférence,19h00
  • Jeudi, 9 novembre : Québec, Université Laval, Pavillon Abitibi Price, local 1160, en collaboration avec l'AVÉGÉ-UL, conférence,11h30
  • Jeudi 9 novembre : Québec, Les Gourmandises Louca, séance de dédicaces, 17h30
  • Jeudi, 9 novembre : Québec, Bibliothèque Claire-Martin, conférence, 19h00
  • Samedi, 11 novembre : Sherbrooke, Centre Communautaire Jacques-Cartier, en collaboration avec l'Association Végétarienne de l'Estrie, conférence, 15h00
  • Dimanche, 12 novembre : Bromont, Espace Vie - Le Studio, en collaboration avec Pur et Simple restaurant, conférence, 15h30
  • Mercredi, 15 novembre : Montréal, Université de Montréal, en collaboration avec la S.A.V.E. (Société pour l'antispécisme, véganisme et l'écologie), conférence, 18h00
  • Jeudi, 16 novembre : Montréal, Université du Québec à Montréal (UQAM), en collaboration avec le CASA, (Collectif Antispéciste pour la Solidarité Animale), conférence, 17h30
  • Vendredi, 17 novembre : Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure, Place Confort TD, table ronde, 18h00
  • Vendredi, 17 novembre : Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure, Stand Hachette, séance de dédicaces, 19h00
D'autres conférences sont à confirmer pour Montréal et Gatineau.

Entrée : Selon le lieu. Consulter le calendrier : https://ophelieveron.com/fr/tournee-quebec-2017/
Détails et réservations en ligne : https://ophelieveron.com

30 –
Source :
Édith Chabot
Pour demande d'entrevue : edith (arobase) ophelieveron (point) com

mardi 12 septembre 2017

Lancement officiel du livre « Planète Végane » et tournée de conférences d'Ophélie Véron au Québec

GRANDE NOUVELLE ! 

 
Je suis ravie et fière de vous annoncer ma toute nouvelle collaboration avec Ophélie Véron, chercheuse en sciences sociales et autrice, entre autres, de PLANÈTE VÉGANE (marabout, 2017).

Le lancement officiel au Québec de « Planète Végane » et la toute première tournée ici d'Ophélie Véron, se tiendra du 3 au 17 novembre prochain !

Après le Festival Végane de Montréal (4 et 5 novembre), d'autres conférences - pour tout genre de public - sont prévues pour les régions de Montréal, Outaouais, Estrie, Québec et la Mauricie. Plus d'informations sur les dates et lieux des conférences à venir sous peu.

Pour organiser une conférence dans votre ville, n'hésitez pas à me contacter... avant que son emploi du temps ne soit entièrement rempli ! :-)

À bientôt !

Pour découvrir le livre et l'autrice, voici quelques liens :

mardi 1 août 2017

André Stern parle de « JOUER », son nouveau livre (Actes Sud, 20 septembre 2017)


Quelques extraits ici mais écoutez au complet ces 4 minutes de pur, de vrai,... d'enfant !

« C'est ainsi que nous sommes venus au monde, c'est ainsi que sont les enfants. Ils n'ont pas besoin d'entraînement, ils sont ainsi. »

« Les enfants jouent, et dans leurs jeux, ils ont la possibilité de faire des choses qu'ils ne pourraient ni faire ni vivre autrement, car elles seraient trop dangereuses "en vrai". Ils ont une si incroyable constance. La répétition leur permet d'assimiler toutes ces choses. »
« Nous nous voyons toujours comme les autres nous voyaient enfants, et nous pensons : "Je suis nul en gym", ou "Je suis nul en maths". Cet enfant blessé, nous le portons toujours en nous. Et la réconciliation avec cet enfant blessé, va changer le monde. »

lien vers la présentation du livre : andrestern.com/jouer

dimanche 30 juillet 2017

JOUER, le nouveau livre d'André Stern : Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?


Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?
« Le jeu est pour l'enfant la manière la plus directe de se connecter à la vie de tous les jours, à lui-même et au monde. Le jeu libre est pour lui une nécessité, une prédisposition, un penchant, souvent un impératif. Il est un accomplissement profond. » André Stern

La concurrence, les attentes, les systèmes d'éducation soumettent les enfants et leurs parents à une énorme pression. Dans ce contexte, le jeu est relégué au titre « d’activité pour les loisirs », les dispositions naturelles des enfants restent incomprises, et d’innombrables possibilités de développement leur sont dérobées.

Avec Jouer, André Stern livre un plaidoyer captivant pour l’avènement d’une nouvelle attitude face à l’enfant. Une attitude – et non une méthode – applicable partout et en toutes circonstances, dont l’ingrédient principal est une confiance inconditionnelle dans les dispositions natives de l'enfant. Cet ouvrage nous invite, au lieu de chercher à optimiser les performances et la compétitivité, à prendre au sérieux l’enfant qui joue. Car lorsqu’ils font l’expérience de notre confiance dans leur développement spontané, nos enfants vivent leur plein potentiel, et c’est précisément en jouant à leur rythme, sans contrainte et avec bonheur, qu’ils apprennent vraiment.

(avec des contributions originales de Ken Robinson, Sophie Rabhi, Gerald Hüther, Arno Stern, Erwin Wagenhofer et Sabine Kriechbaum, Thomas Sattelberger, Katharina Saalfrank et Teresa Mekel)

Marié, père de deux enfants, André Stern est musicien, compositeur, luthier, auteur et journaliste. Son travail dans les médias et ses activités de conférencier dans les universités, auprès des professionnels de l’éducation et du grand public, répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants. Il est l’auteur de …et je ne suis jamais allé à l’école (Actes Sud, 2011, 8 000 ex. vendus - parution simultanée en Babel)
  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (20 septembre 2017)
  • Collection : Domaine du possible
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330078005
  • ISBN-13: 978-2330078003


http://www.andrestern.com/jouer

mardi 11 juillet 2017

Rencontre avec Sir Patrick Stewart - ComicCon Montréal – 8 juillet 2017

Je suis allée au ComicCon de Montréal pour la première fois de ma vie.
J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
mon cadeau :-)))
J'ai fait le voyage de Québec, seule, comme une grande, pour y voir Sir Patrick Stewart. Et uniquement pour cette raison. L'entendre, et le voir, en vrai. Le célèbre acteur britannique, membre de la Royal Shakespeare Company, Captain Jean-Luc Picard dans Start Trek The Next Generation (entre nous, on dit TNG), Professor X / Xavier – de la célèbre série X-Men, signait des autographes en avant-midi, avec un sourire et un mot pour chacun.e malgré la brièveté de la rencontre. J'ai estimé 500 personnes en moins de 2 heures...

D'abord une brève visite au salon des exposants, dont l'odeur m'a rappelée celle des marchés aux puces. J'ai marché en observant les gens autour, dans cette vaste foire commerciale où l'on peut acheter une 'mystery box' comme on achetait, enfant, un sac à surprise au dépanneur du coin, dénicher un ancien numéro de magazine de Capt'n America, ou encore essayer la nouvelle Switch de Nintendo. En moins de 30 minutes, j'en ai eu assez, et puis, c'était décidé, j'allais plutôt m'offrir un petit moment en tête à tête – autographe – avec le célèbre acteur qui m'a accrochée à Star Trek dès les premières minutes du 1er épisode de TNG, série que Jérôme m'a invitée à regarder avec lui, en janvier 2016.
TNG crew - J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
TNG crew (photo : Star Trek TIME Special Edition 2016)
sitante - de lointains souvenirs d'enfance me rappelaient des monstres hideux dans des décors passables (j'ai changé d'idée depuis que j'ai revu The Original Season récemment) - je lui avais demandé un 2è choix. Aucun, a-t-il dit ! Sur Netflix, en ce moment, c'est Star Trek ou rien. Bon, ai-je répondu, je vais regarder 2 épisodes avec toi, parce que je sais que souvent, un seul ne me suffit pas pour savoir si je vais aimer. Aimer? It was love at the first sight! La présence, la voix de Stewart et j'étais hooked. Captain Jean-Luc Picard, son crew, et le sujet principal, au-delà de la science : la communication et les relations inter-personnelles. Ma vie, quoi!

Samedi matin, j'ai donc fait cette file de 2 heures pour avoir mon petit moment en 'tête à tête' avec la légende, et réussi à prononcer plus de 2 mots, en anglais, en choisissant une seule des quelques phrases que j'avais préparées lorsque j'ai réalisé que je n'aurais que 6 ou 7 secondes en sa présence. Hi! Fine, thank you, and you? Thanks for making the word a better place. Il a levé son Sharpie argenté de la photo de Jean-Luc en costume Star Fleet, s'est penché vers moi, tendant l'oreille (gauche) : Thanks for what? J'ai répété. Il m'a regardée, hésitant : I don't know... it's entertainment... Sir Patrick ne saurait-il pas à quel point il est un être humain aimant, attentionné, vrai?, me suis-je demandé tout en glissant un sachet de thé – Earl Grey (bio, équitable) - sur la table avant de laisser place au suivant. Je suis repartie avec ma précieuse photo, et ma hâte de l'entendre plus longuement cet après-midi.

Déambuler entre les cosplayers partout autour est amusant et divertissant, quoique certains font peur un peu aussi. ;-) J'ai fait une pause lunch avec mes galettes de maïs et mon sachet de noix et fruits séchés, monté les escaliers, et me suis mise tout de suite à cette nouvelle file créée par une jeune femme décidée, juste devant moi. J'étais 6è, catégorie non-VIP.

Je passe la prochaine heure assise sur la moquette de l'immense hall, à regarder Jason Isaacs sur grand écran, à jaser avec ma voisine, étudiante en navigation au sein de la Garde Côtière Canadienne, et à m'amuser avec elle de tous ces trésors trouvés dans son Star Terk Enterprise mystery bag à 125$. :-)

Au bout d'une heure, on nous demande de nous serrer un peu pour faire entrer de plus en plus de monde dans la file d'attente. On passera donc les 45 prochaines minutes debout. J'entends toutes sortes de conversations, ce sweet Leonard Nimoy au ComicCon Ottawa il y a quelques années, ou la frénésie qui pourrait nous envahir - « comme dans Hunger games » dit quelqu'un, lorsqu'on nous ouvrira la salle. 

Après les VIP, on entre enfin. Je choisis un siège, en bout de rangée, 2 rangées devant le micro. Je regrette déjà de ne pas avoir choisi celle tout de suite derrière le micro. Impossible de faire marche arrière. Les 3000 sièges se remplissent à la vitesse de la lumière.
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Photos et vidéos interdites, alors ... fini les photos !
Puis, Sir Patrick apparaît, déclenchant une série de longs applaudissements. L'excitation est à son comble. Il prend le micro, remercie, raconte.

Il est en tournage depuis 5 semaines et pour une semaine encore à Montréal pour le film The Gift, par un « réalisateur franco-canadien ». Il déclare adorer Montréal, où il vient « for the 3rd time... euh, no, wait, - come on Patrick! » se lance-t-il à lui-même avec cette façon unique qu'il a de dire les choses, avec un humour qui défait les nœuds, une sincérité totale it's the 4th time! Il sourit. Beaucoup.

Il parle avec affection de ce tournage aux côtés de Katie Holmes – qu'il aurait lui-même suggéré pour le rôle - et de ce remarquable acteur qu'est Giancarlo Esposito, et du luxe de ce 'nouveau développement' créé autour du site de tournage, où il y a toujours quelqu'un pour lui demander si on peut lui apporter quelque chose, ou faire quelque chose pour lui. Il est conquis. Comme le sont ses fans Québécois. 

« Pour qui se demande, sachez que Ginger va bien », poursuit-il. Il ne parle pas de ce 'remède' qui goutte fort mais bien de la jeune pitbull qu'ils ont eu la joie de prendre en tant que famille d'accueil, sa femme et lui, et qui s'appelle Ginger. Il raconte leur coup de foudre avec cette petite de 3 ans, combien elle est adorable ... puis leur tristesse – les larmes montent, il doit s'arrêter, prendre une respiration avant de continuer – en apprenant que les pitbulls sont interdits à Londres. Il nous rassure, on lui a trouvé un autre foyer où elle est aimée et heureuse, mais il est marqué par cette bêtise qu'est le 'pitbull ban'. « J'ai entendu dire que c'était la même chose ici à Montréal. J'ai rencontré le maire, lors du Grand Prix, c'était sympathique, mais si j'avais su, à ce moment-là, à propos du 'pitbull ban', on n'aurait pas eu la même conversation. J'ai aussi parlé au maire de Londres. Il faut savoir que les chiens, les pitbulls aussi, aiment leur propriétaire et veulent lui faire plaisir. Ils vont faire ce qui lui fait plaisir. » Patrick Stewart explique que malgré le fait que les combats entre chiens, qui impliquent souvent des pitbulls, soient encore tenus de nos jours, il s'agit d'un acte illégal. Et si un chien se bat, c'est uniquement parce que c'est ce qui fait plaisir à son maître. Il est catégorique, il n'y a jamais d'agression dont le chien soit responsable, le responsable est toujours le propriétaire. Il est chaudement applaudi à chaque phrase. 

Sir Patrick partage également un mot à propos du Brexit comme étant la journée la plus triste de toute sa vie. Puis, il lance qu'il répondra maintenant aux questions. Je me précipite, mon papier en mains. Déjà 7 personnes devant moi... et autant de l'autre côté de la salle. Je souhaite tellement pouvoir lui poser ma question. En fait, j'en ai deux, mais je sais que je devrai en retenir une seule. Je répète mes questions dans ma tête, pour être bien comprise en parlant cette jolie langue de Shakespeare. Je passerai les 40 minutes de cette Q&A debout. Attentive.

Au fil des questions du public, Sir Patrick répond toujours avec des mots qu'il choisit un à un, et une telle honnêteté, une sincérité qui émeut. Et quel sens de l'humour! J'adore. Et je ne suis pas la seule.

Questionné sur comment aurait été sa carrière d'acteur avec une longue ou épaisse chevelure, il dira, en rigolant, qu'avec des cheveux, ça aurait été la carrière de quelqu'un d'autre. Qu'en fait, il est désolé de ne pas pouvoir répondre à la question. Et que si cela lui a apporté quelque chose, c'est sûrement de ne jamais, jamais, juger une personne par son apparence.

(attention, spoiler X-Men dans ce paragraphe)
Un autre fan lui avoue sa tristesse de voit son personnage mourir dans « Logan », le dernier de la série X-Men. Patrick Stuart dit que ce n'est pas si triste, que ça fait quand même 17 ans que ça dure, soit beaucoup plus que ses années Star Trek. Il raconte : « au Festival de fims de Berlin, à la fin de la présentation, Hugh Jackman a essuyé une larme. Je me suis dit que si Hugh Jackman pouvait faire ça, je le pouvais aussi. ». Il fait mine d'essuyer une larme, et ajoute, touché, touchant, que Hugh, assis à ses côtés dans la salle, lui a pris la main... et l'a gardée dans la sienne tout au long de la présentation.

À une dame qui vient livrer un message d'amour, de félicitations et de remerciement de la part d'une amie malade qui n'a pu venir, il répond : « please tell your friend that I'm flattered, thankful, and I wish her well ».

À un moment, il se renversera sur la causeuse à disposition sur la scène, déclarant qu'il a très envie d'une pause. Il rigole souvent et faire beaucoup rire la salle. Il s'excuse pour sa voix qui a peut-être des ratés cet après-midi. Il a travaillé tard hier soir et reprend demain matin pour encore une semaine, il doit y prêter très attention. Encore un de ces petites attentions qu'il a toujours pour l'autre.

Après une dizaine de questions, Sir Patrick quittera rapidement, 15 minutes avant la fin, pour un rendez-vous dans le quartier chinois. « For acupuncture and massage! » lance-t-il, visiblement soulagé d'avance de douleurs à la main et à une cheville dont il a parlé précédemment. Personne ne lui en voudra, bien au contraire. On le souhaite en santé pour encore longtemps. Tant pis pour ma question. Une petite déception m'accompagne alors que je quitte la salle au milieu de 2999 autres personnes, dans le calme amical qu'est l'ambiance de ce ComicCon.

Live long and prosper, Sir Patrick!
And thanks for making this world a better place! Yes, you are making this world a better place. I was not talking about entertainment, Star Trek, X-Men or any other role you've played in your great career, I was talking about you being you.
Love,
Edith 

--> Rencontrez Ginger, la pitbull adorée de Patrick, ici (30 sec.) : https://www.facebook.com/patrickstewart/videos/1293577074063529/

P.S. In case you come by here, one day, and would like to know my questions, here they are: 

1) As Jean-Luc Picard, you've said that "communication is a matter of patience and creativity", and this is so true. To me, Star Trek is all about communication. As you talked about pit bull bans, and Brexit, I would have ask : How do you live communication in the everyday life? And how can we make it work for those social conflicts we meet in our lives?


2) At other conferences, you've said that it is Denise Crosby, then all your co-actors on TNG, who helped you seeing that it is possible to work and have fun at the same time, that those were not 2 things to set apart, but a matter of attitude, another way of working and living. What - and how - did it change your everyday life?

lundi 3 juillet 2017

Évaluer le 'unschooling' - projet de loi au Québec

Depuis quelques décennies, au Québec comme partout ailleurs, des parents choisissent, pour l'éducation de leurs enfants, d'adopter cette nouvelle attitude de respect et de confiance qu'on appelle 'unschooling' chez nos voisins anglophones.

Devant cette nouvelle* attitude face à l'enfant, on rencontre évidemment une curiosité naturelle mêlée de fascination mais aussi, bien souvent, une certaine crainte devant l'inconnu..., cet 'inconnu' qu'est l'enfant.

*J'écris nouvelle mais on sait tous que cette attitude est en réalité bien plus ancienne. Il s'agit, bien sûr, de l'accueil attendu par l'enfant - qui vient au monde - et qui est malheureusement bien éloigné de celui qui lui est concrètement réservé dans nos sociétés. Pourtant, cette attente native inscrite dans nos programmes génétiques est toujours la même, aujourd'hui encore, après des millénaires.

À cette curiosité, chaque parent répond, s'il le souhaite ... ou se sent pressé de le faire. Au gré des questions de son entourage, grand-parents, oncles, tantes, amis, voisins, collègues, chacun.e surtout, y va de son bagage, son témoignage. Ce qui ne devient pas pour autant un questionnaire obligatoire, n'est-ce pas ? 
 
Depuis longtemps, mais plus encore depuis le dépôt du projet de loi 144, bien des parents se demandent comment ils pourront s'assurer que les apprentissages de leurs enfants soient vus, compris, par les 'autorités' chargées d'évaluation.

À ce questionnement, ma réponse est que seule une volonté sincère d'apprendre à connaître l'enfant ouvrira la porte de la communication. Et ceci, de la part de chaque personne impliquée d'une façon ou d'une autre, de près ou de loi, dans l'apprentissage / la vie d'un enfant :


mercredi 7 juin 2017

Whippets véganes : voici les top hats ! biscuits végétaliens

Pour mon anniversaire, j'ai eu envie de whippets véganes. (Allez savoir pourquoi ?!)
Jé a répondu : ok, je vais en faire ! (Et oui, il est comme ça !)
Comme on aime cuisiner tous les deux, on les a fait ensemble. 

Sur un groupe végane, on nous a demandé la recette.
La voici pour vous aussi.

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
Les "top hats", les nouveaux whippets véganes - J'OSE la vie !
Notre fils les a baptisé "top hats" (chapeau haut-de-forme, en anglais) parce qu'on a trouvé qu'ils y ressemblaient beaucoup. Les voisines ont confirmé :-) 

On a besoin de :
  • une recette de sablés (on a pris celle de Ricardo, et remplacer l’œuf par 3 c. à table d'aquafaba);
  • un bouchon de bouteille de RISE kombucha pour découper les petits biscuits; 
  • des guimauves véganes (Dandies) coupées en 2;
  • du chocolat végane et équitable fondu au bain-marie. (Pour tremper si on en a suffisamment, si non appliquer au pinceau à pâtisserie).
 Ensuite : 
    pixabay - free picture
  • Cuire : 350 °F / 5-6 min.;
  • Sortir les biscuits du four;
  • Déposer 1/2 guimauve sur chaque petit biscuit;
  • Remettre au four 1-2 minutes à broil mais attention de les mettre sur une grille plus basse que celle pour la cuisson des biscuits, histoire de ne pas brûler les guimauves, juste les faire fondre un peu;
  • Refroidir sur une grille qq minutes;
  • Enrober de chocolat;
  • Savourer !
     
P.S. Pour un haut-de-forme plus haut, on pourrait essayer la guimauve entière. ;-)